Un Printemps dans le Luberon

Dans un mois pile-poil, nous fêterons le début de l’été, des soirées sur la terrasse, des premiers plongeons dans l’étang de la Bonde et des pique-niques tardifs. D’ici là, il me paraît important de savoir apprécier le moment présent, malgré son temps très incertain, le printemps nous a offert beaucoup de joie et de bonnes surprises. Tout d’abord, une envie frénétique de plantes, de bouquets, de verdure, partout sur la terrasse, dans la maison, comme pour rattraper une frustration d’anciens citadins. Dès la fin du mois de février, mes moments libres étaient bien souvent occupés à remplir la voiture de plantes à ramener chez nous, jusqu’à ce que la maison devienne une sorte de jardin botanique ridicule. J’apprends peu à peu à avoir la main verte (c’est pas encore complètement gagné !), à accroître ma patience, ma constance, pour faire vivre toutes ces fleurs qui décorent désormais notre terrasse. Et puis, le Luberon au printemps, je ne l’avais jamais vu. Arrivés en automne, nous n’avions pas assisté à cette jolie période dans le coin. Nous ne savions alors pas que les genêts entoureraient la maison, que les façades déborderaient de rosiers en fleurs, qu’une multitude d’iris envahiraient les fossés ou que nous admirerions d’immenses champs de coquelicots.

L’arrivée du printemps nous en a mis plein la vue et nous a permis de découvrir de nouveaux sentiers, de nouvelles balades, des futurs lieux de baignade et de super spots de pique-nique. Il nous permet de rester un peu plus tard, les soirs de marché, pour papoter avec d’autres villageois et faire de nouvelles rencontres. Il nous donne envie de profiter de notre nouveau lieu de vie, de l’explorer toujours plus, de s’y ancrer entièrement. Il voit renaître la vie culturelle avoisinante, étonnamment riche pour de si petits villages. Et puis, puisqu’il vient réclamer un peu d’attention alors que j’écris cet article (en s’affalant lourdement sur mon clavier d’ordinateur) il nous permet d’observer Newton vivre sa nouvelle vie, chassant des abeilles et grimpant des arbres beaucoup trop hauts pour lui.

Bonne semaine xxx

 

LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravie de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardineries (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier ») et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’ai clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉

La maison abandonnée

La maison abandonnée, qui ne l’est pas vraiment. Du moins, je ne crois pas, ce serait quand même bizarre qu’une aussi belle maison soit complètement délaissée. Pourtant, depuis que nous avons emménagé à Puget, nous passons souvent devant cette bâtisse en pierre et ses vieux volets ne sont jamais ouverts. Je commence donc à développer un imaginaire de maison abandonnée, de territoire à explorer, de trésors à découvrir, qui s’envolera certainement à l’arrivée de l’été, lorsque les propriétaires reviendront habiter les lieux. C’est le cas de beaucoup de maisons ici. Elles attendent l’été pour reprendre vie et je me demande souvent à quoi elles ressembleront alors. 

Cet article, c’est surtout l’occasion de célébrer l’arrivée du printemps et de mettre bout à bout les centaines de vidéos qui remplissent mon appareil photo. Je crois bien que le Luberon m’inspire, je pourrais passer mon temps à tout photographier, à rédiger des articles sur le moindre arbre, la moindre fleur, la moindre vue au ciel dégagé (mais je vous épargnerai ça). En attendant, je profite de l’arrivée prématurée des beaux jours pour tenter de deviner à quoi ressemblera notre nouveau lieu de vie en plein coeur de l’été.

Passez une belle semaine, et rdv ici super vite (cette fois c’est vrai !) pour de nouveaux articles 🙂