Début d’année dans le Luberon

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Je me dis que c’est bon signe que je ne sois pas plus présente que ça ici. La vie me rattrape toujours et j’ai de moins en moins envie de passer du temps derrière mon ordinateur. Pourtant, j’imagine avec enthousiasme un blog bien rempli, débordant de belles photos illustrant mon nouvel environnement. Je réalise que c’est simplement une histoire de priorité et que ce blog ne l’est peut-être plus autant qu’avant. Affaire à suivre ? Quoi qu’il en soit, voici une nouvelle série de photos de notre premier mois de janvier ici. Le ciel est constamment bleu et l’air est pur mais il fait un froid de canard. Je commence à m’habituer à la beauté des lieux mais il suffit de m’en éloigner quelques heures pour me rappeler de la chance que nous avons, de vivre ici. Tous les amis qui viennent nous rendre visite ne manquent d’ailleurs pas de nous le faire remarquer ! Et c’est vrai, les vignes, les champs d’oliviers et de lavande, les collines qui touchent la maison, c’était un idéal de vie dont je rêvais depuis longtemps. La transition avec le centre-ville de Marseille est tout de même radicale, nous menons une vie tellement différente depuis quelques mois ! Le plus gros challenge, selon moi, est de parvenir à recréer un cercle d’amis proches. Et ça, ça risque de prendre du temps, beaucoup de temps. Pour résoudre cette problématique sans traîner, nous nous investissons dès que l’occasion se présente dans la vie de notre petit village, qui contre toute attente (pour un village de 800 habitants!), est bien vivant. Au début du mois, Adrien et moi décidions de rester à Puget pour participer aux évènements du village prévus ce week-end là. C’était drôle de réaliser, le dimanche soir, le nombre de rencontres que nous venions de faire, le nombre de choses que nous venions de vivre et à quel point ce week-end avait été plus intense que n’importe quel week-end marseillais. L’intégration à un petit village est certainement plus lente que dans une grande ville, mais je sais déjà qu’elle sera bien plus pérenne. Ce que je préfère dans cette nouvelle vie, c’est lorsque des amis ou de la famille viennent nous rendre visite. C’est toujours l’occasion de partir explorer les alentours, et souvent même pour Adrien et moi, de découvrir de nouveaux lieux merveilleux, à quelques minutes de la maison. Le week-end dernier par exemple, après avoir suivi la désormais routine du samedi matin (le marché d’Apt !), nous découvrions le petit village de Buoux et son terrain de pétanque face aux collines, où nous avons passé l’après-midi, réchauffés par de généreux rayons de soleil. Il FAUT ABSOLUMENT que je rédige un article sur ce village et surtout, surtout, que j’y retourne cet été (j’ai repéré un barbecue sur le terrain de pétanque et imagine déjà les parties estivales caressées par l’odeur des côtelettes grillées).

Voilà, c’est toujours pareil. A chaque fin d’articles je me laisse emporter par des centaines d’idées de choses que j’aurais envie de poster ici. Je me fais même des listes parfois, chamboulée par l’enthousiasme de l’écriture. Recettes de cuisine, idées de balades, vidéos, photos de villages, de rencontres… L’inspiration ne manque pas, contrairement à la constance ! Je suis toujours surprise de voir des commentaires en dessous de mes articles, comme si avec le temps, je m’étais convaincue de n’écrire que pour moi. C’est cependant très motivant et je suis heureuse de me dire que l’un de vous viendra peut-être un jour à Buoux, intrigué par le terrain de pétanque et les côtelettes grillées. 

Passez une bonne journée ! 

 

 

Les huîtres du marché d’Apt

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J’ai toujours adoré les marchés. L’ambiance conviviale qui s’en dégage, le fait de pouvoir grignoter pleins de petites choses délicieuses, de papoter avec les commerçants ou simplement de flâner entre les étals me procure énormément de joie. 

En arrivant à Puget, nous avons rapidement entendu parler du marché d’Apt, qui valait apparement le détour. Quelle découverte ! Ce marché est immense, il s’étend tous les samedis matins sur une bonne partie du centre-ville historique. Au détour des rues, nous rencontrons des étals de tissus, de plats en train de mijoter (nous avons dévoré un plat de seiches à la provençale à 10h du matin), de vannerie, de savons de Marseille, de nougat… Je ressemble dans ces moments là à une fillette hystérique lâchée dans Disneyland. 

Pas mal de revendeurs, mais nous parvenons à dénicher les stands paysans, où nous remplissons plusieurs paniers de pain, oeufs et légumes. 

Et puis, en arrivant sur ce qui semblait être une des places principales de la ville, nous apercevons un petit stand de vente d’huîtres. Le producteur proposait aux clients de les déguster sur place, autour d’une jolie fontaine au doux clapotis. Nous nous y installons, avec une bière fraîche, et en sentant les rayons du soleil sur mon visage à ce moment là, j’ai pensé que c’était surement ça, la super belle vie.

J’y suis même retournée seule, un samedi matin, munie d’un bon livre. Assise seule au soleil au bord de cette fontaine, j’ai dévoré 6 huitres, englouti une bière et ai eu le sentiment d’être au paradis. Une dame s’est d’ailleurs approchée pour me dire «  c’était un plaisir de vous voir manger ces huitres avec tant d’appétit ! » (Adrien a trouvé ça bizarre quand je lui ai raconté, mais je comprends tellement cette dame, j’adore voir des gens manger avec appétit, ça me donne faim). 

J’aimerai y retourner tous les samedis matin, et me dis que ça deviendra une chouette habitude quand le soleil ressortira le bout de son nez !