MA VIE A ANSOUIS

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Cette fois-ci je me rends bien compte que j’exagère. J’ai déjà dû le mentionner ici, lorsque je découvre et aime un endroit, mon coeur palpite et j’ai immédiatement envie d’y faire ma vie. Mes parents pourraient me citer une liste interminable de lieux où j’ai voulu que l’on emménage et encore aujourd’hui, mon copain pourrait confirmer cet enthousiasme maladif. Ça peut être bien l’enthousiasme, mais parfois, c’est trop. Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau à Puget et la vie est merveilleusement belle dans notre nouvelle maison. MAIS ELLE POURRAIT ETRE ENCORE PLUS BELLE A ANSOUIS.

Ansouis, c’est un petit village magnifiquement beau. Des vieilles maisons en pierre bien conservées, un joli clocher. Des petites ruelles qui nous perdent, beaucoup de fleurs sur les rebords des fenêtres, des chats qui font leur sieste au soleil sans prêter attention à vous. Il y règne un calme et une sérénité d’un autre temps, c’est presque troublant. Et puis, pour ajouter de la vie à ce charmant décor, il y a le Café des Sports, dont la terrasse animée invite à flâner et à prendre part aux conversations. C’est un village lumineux, chaleureux. On se dit, en s’y baladant, que ses habitants doivent être heureux. Ils décorent leur portes d’entrée, le devant de leur maisons, laissent trainer pots-de-fleurs, arrosoirs, chats et chiens, sans craindre qu’ils ne disparaissent. On a envie de rencontrer ces gens, de complimenter leur jolies maisons, de leur demander à quoi ressemble leur vie ici. Il y a aussi un vieux château et une église dont l’extérieur surprenant par sa forme, laisse découvrir un intérieur authentique, merveilleux. Et puis Ansouis, c’est entouré de champs de coquelicots, d’oliviers et de vignes. L’école communale que l’on aperçoit au loin semble paisible et joyeuse au milieu de tous ces champs. Je crois avoir eu envie d’avoir huit ans de nouveau.

Nous nous y sommes baladés un matin de printemps ensoleillé. Après avoir découvert les lieux, nous nous sommes installés au Café des Sports, pour y prendre notre petit-déjeuner. Deux hommes commentaient les dernières actualités du journal quotidien et nous invitèrent dans leur conversation un bon moment. Ils s’arrêtaient parfois pour saluer des connaissances et j’ai eu l’impression qu’à Ansouis, tout le monde se connaissait. J’ai eu envie d’être amie avec ces gens moi aussi et de pouvoir les saluer joyeusement tous les matins. Nous sommes restés jusqu’à l’heure du déjeuner, pour s’aventurer ensuite vers l’Etang de la Bonde, à quelques minutes de là. Une raison de plus d’aimer Ansouis, sa proximité avec l’Etang promet de merveilleux étés !

Je ne peux que vous conseiller une visite à Ansouis, si vous êtes de passage dans le Luberon. Si vous venez un week-end, vous pourrez peut-être enchaîner le marché d’Apt du samedi matin (avec un petit-déjeuner au salon de thé Les Colibris !) – ou bien quelques huîtres à déguster au bord de la fontaine du centre-ville pour les plus courageux, puis un passage à Ansouis pour y flâner dans les rues et enfin un plongeon dans l’Etang de la Bonde, un peu plus loin. Pour terminer cette journée en beauté, allez admirer le coucher de soleil à la table d’orientation du village de Mallemort et je peux vous promettre que cette journée sera dans le top 3 des meilleures journées de votre vie 🙂

Bon week-end ! Le mien sera Marseillais !

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Balade à Lauris

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Lauris, c’est le village collé à Puget, là où nous étions censés emmenager il y a quelques mois. Et puis, tout ne s’est pas passé comme prévu. L’appartement que nous voulions n’était plus disponible, alors qu’une jolie petite maison nous tendait les bras à Puget.  Pourtant, je reste vraiment sous le charme de ce village, où nous passons tout de même beaucoup de temps, puisqu’Adrien y travaille. Je me rappelle encore la première fois où j’y ai mis les pieds, lors d’une chaude soirée de juillet, en plein pendant la fête du village. Les petites rues étaient pleines, débordant d’habitants et de touristes, ravis de fêter on ne sait pas trop quoi ensemble. Il y avait un orchestre, des gens qui dansaient sur la place de la mairie et deux ou trois camions-pizzas devant lesquels une longue file d’attente commençait à se former. La terrasse du bistrot était pleine à craquer et une ambiance aussi décontractée qu’euphorique flottait dans l’air. Je me suis tout de suite sentie chez moi, habituée aux ambiances festives des petits villages l’été. Et puis, le lendemain, nous nous sommes baladés, au château, dans les rues, j’ai dévalisé la petite brocante près du bistrot, nous avons fait une sieste sur le banc près de la mairie, papoté avec quelques habitants aussi curieux que nous, bref, nous n’étions pas pressés de retrouver l’ambiance survoltée de Marseille. Je me rappelle avoir pensé très fort « un jour, on vivra dans un endroit comme ça ! » et aujourd’hui, c’est (presque) le cas.

Après plus de 6 mois de vie ici, je ne me lasse toujours pas de photographier gaiement le village, qui en plus de ses belles maisons aux vieilles pierres, a un charme bien particulier qu’il est difficile de décrire. Dans le vieux village, c’est comme si le temps c’était arrêté. On peut n’y croiser personne pendant plusieurs minutes, commencer à croire que Lauris fait partie de ces villages typiques, délaissés par leurs habitants, et puis tout d’un coup voir surgir en trombe une ribambelle d’enfants à vélo, contredisant toutes nos théories de village délaissé. Les rues sont bel et bien calmes, pourtant les petits restaurants sont pleins, la vie déborde par endroit, dans un décor de vieux village provençal. Et puis, un peu comme Aix-en-Provence et Marseille, Lauris subit la concurrence du village de Lourmarin, pas très loin. Je pourrais déjà écrire des pages sur la question, mais pour faire court, si vous rechercher une ambiance authentique, un village populaire et vivant, privilégiez Lauris. Lourmarin, ça en met plein la vue, mais vous devrez vendre un rein pour boire un café dans le centre du village et les gens autour de vous vous donneront l’impression d’être à la fashion week de New-York. C’est pas des blagues, faîtes simple, allez à Lauris. 

Sur ce, je vous souhaite une belle journée et vous retrouve bientôt ici, pour un nouvel article croustillant ! (Je n’ai aucune idée de ce que sera le prochain article, mais on va parier sur le fait qu’il sera croustillant). 

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LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravie de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardineries (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier ») et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’ai clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉

La maison abandonnée

La maison abandonnée, qui ne l’est pas vraiment. Du moins, je ne crois pas, ce serait quand même bizarre qu’une aussi belle maison soit complètement délaissée. Pourtant, depuis que nous avons emménagé à Puget, nous passons souvent devant cette bâtisse en pierre et ses vieux volets ne sont jamais ouverts. Je commence donc à développer un imaginaire de maison abandonnée, de territoire à explorer, de trésors à découvrir, qui s’envolera certainement à l’arrivée de l’été, lorsque les propriétaires reviendront habiter les lieux. C’est le cas de beaucoup de maisons ici. Elles attendent l’été pour reprendre vie et je me demande souvent à quoi elles ressembleront alors. 

Cet article, c’est surtout l’occasion de célébrer l’arrivée du printemps et de mettre bout à bout les centaines de vidéos qui remplissent mon appareil photo. Je crois bien que le Luberon m’inspire, je pourrais passer mon temps à tout photographier, à rédiger des articles sur le moindre arbre, la moindre fleur, la moindre vue au ciel dégagé (mais je vous épargnerai ça). En attendant, je profite de l’arrivée prématurée des beaux jours pour tenter de deviner à quoi ressemblera notre nouveau lieu de vie en plein coeur de l’été.

Passez une belle semaine, et rdv ici super vite (cette fois c’est vrai !) pour de nouveaux articles 🙂

Complètement BUOUX de toi

 

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Ce jeux de mot d’une finesse déconcertante déclare le village de Buoux, Capitale de l’Amour 2019.

Il m’arrive souvent d’associer des lieux avec une idée, un sentiment bien précis. J’imagine assez rapidement, lorsque je découvre un endroit, une sorte de clip vidéo retranscrivant les émotions liées au lieu. C’est assez drôle, puisque j’ai découvert le village de Buoux entourée de copains, dans une ambiance plus franchouillarde que romantique. Et pourtant, j’imagine facilement Buoux comme le décor d’une romance. 

Ce petit village très isolé est accessible par une merveilleuse route vallonnée, offrant un superbe panorama sur les collines environnantes. On ralenti pour profiter du paysage, on ouvre la fenêtre de la voiture ou on gare les vélos, l’arrivée au village incite à ralentir, à prendre le temps. Et puis, quelle arrivée ! Il règne à Buoux un calme mystérieux. Les ruelles sont presque vides, tout donne l’impression au visiteur d’être un explorateur à la découverte d’une cité perdue. Les maisons sont faîtes de vieilles pierres, on emprunte au hasard une rue, puis une autre, sans craindre de se perdre puisque le village n’a pas l’air bien grand. La découverte du village nous place dans une euphorie légère, comme si nous étions seuls dans un musée. Le clocher se met à sonner et on réalise soudain que nous ne sommes finalement pas seuls : les cheminées fument, on rencontre des habitants souriants qui nous saluent chaleureusement. Un chien allongé devant la porte d’une maison se laisse caresser, profitant des rayons de soleil d’un après-midi d’hiver. Ici, pas de cafés ni de restaurants, mais un grand champ face au village invite au pique-nique, à la sieste dans l’herbe. Juste en face, un terrain de pétanque où se dresse un vieux platane qui donnera encore plus de charme au lieu dès la pousse de ses feuilles. Les habitants laissent apparement en libre accès de quoi jouer, ce qui offre à tous les visiteurs la possibilité d’une partie de pétanque improvisée ! Ce village me laisse définitivement un doux souvenir et une forte envie d’y retourner bientôt. Après le marché d’Apt, il deviendra sûrement une étape incontournable de notre « circuit du Luberon » spécial copains !