Balade à Lauris

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Lauris, c’est le village collé à Puget, là où nous étions censés emmenager il y a quelques mois. Et puis, tout ne s’est pas passé comme prévu. L’appartement que nous voulions n’était plus disponible, alors qu’une jolie petite maison nous tendait les bras à Puget.  Pourtant, je reste vraiment sous le charme de ce village, où nous passons tout de même beaucoup de temps, puisqu’Adrien y travaille. Je me rappelle encore la première fois où j’y ai mis les pieds, lors d’une chaude soirée de juillet, en plein pendant la fête du village. Les petites rues étaient pleines, débordant d’habitants et de touristes, ravis de fêter on ne sait pas trop quoi ensemble. Il y avait un orchestre, des gens qui dansaient sur la place de la mairie et deux ou trois camions-pizzas devant lesquels une longue file d’attente commençait à se former. La terrasse du bistrot était pleine à craquer et une ambiance aussi décontractée qu’euphorique flottait dans l’air. Je me suis tout de suite sentie chez moi, habituée aux ambiances festives des petits villages l’été. Et puis, le lendemain, nous nous sommes baladés, au château, dans les rues, j’ai dévalisé la petite brocante près du bistrot, nous avons fait une sieste sur le banc près de la mairie, papoté avec quelques habitants aussi curieux que nous, bref, nous n’étions pas pressés de retrouver l’ambiance survoltée de Marseille. Je me rappelle avoir pensé très fort « un jour, on vivra dans un endroit comme ça ! » et aujourd’hui, c’est (presque) le cas.

Après plus de 6 mois de vie ici, je ne me lasse toujours pas de photographier gaiement le village, qui en plus de ses belles maisons aux vieilles pierres, a un charme bien particulier qu’il est difficile de décrire. Dans le vieux village, c’est comme si le temps c’était arrêté. On peut n’y croiser personne pendant plusieurs minutes, commencer à croire que Lauris fait partie de ces villages typiques, délaissés par leurs habitants, et puis tout d’un coup voir surgir en trombe une ribambelle d’enfants à vélo, contredisant toutes nos théories de village délaissé. Les rues sont bel et bien calmes, pourtant les petits restaurants sont pleins, la vie déborde par endroit, dans un décor de vieux village provençal. Et puis, un peu comme Aix-en-Provence et Marseille, Lauris subit la concurrence du village de Lourmarin, pas très loin. Je pourrais déjà écrire des pages sur la question, mais pour faire court, si vous rechercher une ambiance authentique, un village populaire et vivant, privilégiez Lauris. Lourmarin, ça en met plein la vue, mais vous devrez vendre un rein pour boire un café dans le centre du village et les gens autour de vous vous donneront l’impression d’être à la fashion week de New-York. C’est pas des blagues, faîtes simple, allez à Lauris. 

Sur ce, je vous souhaite une belle journée et vous retrouve bientôt ici, pour un nouvel article croustillant ! (Je n’ai aucune idée de ce que sera le prochain article, mais on va parier sur le fait qu’il sera croustillant). 

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LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravir de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardinerie (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier« ) et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’est clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉

La maison abandonnée

La maison abandonnée, qui ne l’est pas vraiment. Du moins, je ne crois pas, ce serait quand même bizarre qu’une aussi belle maison soit complètement délaissée. Pourtant, depuis que nous avons emménagé à Puget, nous passons souvent devant cette bâtisse en pierre et ses vieux volets ne sont jamais ouverts. Je commence donc à développer un imaginaire de maison abandonnée, de territoire à explorer, de trésors à découvrir, qui s’envolera certainement à l’arrivée de l’été, lorsque les propriétaires reviendront habiter les lieux. C’est le cas de beaucoup de maisons ici. Elles attendent l’été pour reprendre vie et je me demande souvent à quoi elles ressembleront alors. 

Cet article, c’est surtout l’occasion de célébrer l’arrivée du printemps et de mettre bout à bout les centaines de vidéos qui remplissent mon appareil photo. Je crois bien que le Luberon m’inspire, je pourrais passer mon temps à tout photographier, à rédiger des articles sur le moindre arbre, la moindre fleur, la moindre vue au ciel dégagé (mais je vous épargnerai ça). En attendant, je profite de l’arrivée prématurée des beaux jours pour tenter de deviner à quoi ressemblera notre nouveau lieu de vie en plein coeur de l’été.

Passez une belle semaine, et rdv ici super vite (cette fois c’est vrai !) pour de nouveaux articles 🙂

Complètement BUOUX de toi

 

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Ce jeux de mot d’une finesse déconcertante déclare le village de Buoux, Capitale de l’Amour 2019.

Il m’arrive souvent d’associer des lieux avec une idée, un sentiment bien précis. J’imagine assez rapidement, lorsque je découvre un endroit, une sorte de clip vidéo retranscrivant les émotions liées au lieu. C’est assez drôle, puisque j’ai découvert le village de Buoux entourée de copains, dans une ambiance plus franchouillarde que romantique. Et pourtant, j’imagine facilement Buoux comme le décor d’une romance. 

Ce petit village très isolé est accessible par une merveilleuse route vallonnée, offrant un superbe panorama sur les collines environnantes. On ralenti pour profiter du paysage, on ouvre la fenêtre de la voiture ou on gare les vélos, l’arrivée au village incite à ralentir, à prendre le temps. Et puis, quelle arrivée ! Il règne à Buoux un calme mystérieux. Les ruelles sont presque vides, tout donne l’impression au visiteur d’être un explorateur à la découverte d’une cité perdue. Les maisons sont faîtes de vieilles pierres, on emprunte au hasard une rue, puis une autre, sans craindre de se perdre puisque le village n’a pas l’air bien grand. La découverte du village nous place dans une euphorie légère, comme si nous étions seuls dans un musée. Le clocher se met à sonner et on réalise soudain que nous ne sommes finalement pas seuls : les cheminées fument, on rencontre des habitants souriants qui nous saluent chaleureusement. Un chien allongé devant la porte d’une maison se laisse caresser, profitant des rayons de soleil d’un après-midi d’hiver. Ici, pas de cafés ni de restaurants, mais un grand champ face au village invite au pique-nique, à la sieste dans l’herbe. Juste en face, un terrain de pétanque où se dresse un vieux platane qui donnera encore plus de charme au lieu dès la pousse de ses feuilles. Les habitants laissent apparement en libre accès de quoi jouer, ce qui offre à tous les visiteurs la possibilité d’une partie de pétanque improvisée ! Ce village me laisse définitivement un doux souvenir et une forte envie d’y retourner bientôt. Après le marché d’Apt, il deviendra sûrement une étape incontournable de notre « circuit du Luberon » spécial copains !

Début d’année dans le Luberon

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Je me dis que c’est bon signe que je ne sois pas plus présente que ça ici. La vie me rattrape toujours et j’ai de moins en moins envie de passer du temps derrière mon ordinateur. Pourtant, j’imagine avec enthousiasme un blog bien rempli, débordant de belles photos illustrant mon nouvel environnement. Je réalise que c’est simplement une histoire de priorité et que ce blog ne l’est peut-être plus autant qu’avant. Affaire à suivre ? Quoi qu’il en soit, voici une nouvelle série de photos de notre premier mois de janvier ici. Le ciel est constamment bleu et l’air est pur mais il fait un froid de canard. Je commence à m’habituer à la beauté des lieux mais il suffit de m’en éloigner quelques heures pour me rappeler de la chance que nous avons, de vivre ici. Tous les amis qui viennent nous rendre visite ne manquent d’ailleurs pas de nous le faire remarquer ! Et c’est vrai, les vignes, les champs d’oliviers et de lavande, les collines qui touchent la maison, c’était un idéal de vie dont je rêvais depuis longtemps. La transition avec le centre-ville de Marseille est tout de même radicale, nous menons une vie tellement différente depuis quelques mois ! Le plus gros challenge, selon moi, est de parvenir à recréer un cercle d’amis proches. Et ça, ça risque de prendre du temps, beaucoup de temps. Pour résoudre cette problématique sans traîner, nous nous investissons dès que l’occasion se présente dans la vie de notre petit village, qui contre toute attente (pour un village de 800 habitants!), est bien vivant. Au début du mois, Adrien et moi décidions de rester à Puget pour participer aux évènements du village prévus ce week-end là. C’était drôle de réaliser, le dimanche soir, le nombre de rencontres que nous venions de faire, le nombre de choses que nous venions de vivre et à quel point ce week-end avait été plus intense que n’importe quel week-end marseillais. L’intégration à un petit village est certainement plus lente que dans une grande ville, mais je sais déjà qu’elle sera bien plus pérenne. Ce que je préfère dans cette nouvelle vie, c’est lorsque des amis ou de la famille viennent nous rendre visite. C’est toujours l’occasion de partir explorer les alentours, et souvent même pour Adrien et moi, de découvrir de nouveaux lieux merveilleux, à quelques minutes de la maison. Le week-end dernier par exemple, après avoir suivi la désormais routine du samedi matin (le marché d’Apt !), nous découvrions le petit village de Buoux et son terrain de pétanque face aux collines, où nous avons passé l’après-midi, réchauffés par de généreux rayons de soleil. Il FAUT ABSOLUMENT que je rédige un article sur ce village et surtout, surtout, que j’y retourne cet été (j’ai repéré un barbecue sur le terrain de pétanque et imagine déjà les parties estivales caressées par l’odeur des côtelettes grillées).

Voilà, c’est toujours pareil. A chaque fin d’articles je me laisse emporter par des centaines d’idées de choses que j’aurais envie de poster ici. Je me fais même des listes parfois, chamboulée par l’enthousiasme de l’écriture. Recettes de cuisine, idées de balades, vidéos, photos de villages, de rencontres… L’inspiration ne manque pas, contrairement à la constance ! Je suis toujours surprise de voir des commentaires en dessous de mes articles, comme si avec le temps, je m’étais convaincue de n’écrire que pour moi. C’est cependant très motivant et je suis heureuse de me dire que l’un de vous viendra peut-être un jour à Buoux, intrigué par le terrain de pétanque et les côtelettes grillées. 

Passez une bonne journée !