En Camargue

Hello tout le monde ! Je profite de quelques minutes de calme au milieu d’une euphorie qui va durer une semaine : ma meilleure amie vient passer quelques jours à la maison et je suis au comble du bonheur. On enchaîne les balades, les grenadines au soleil, les tartines de fromage de chèvre et les marchés locaux, heureuses de se retrouver, comme toujours. Mon appareil photo déborde déjà de clichés que je posterai ici, quand tout sera redevenu plus calme. (Si ça le redevient un jour!)

J’avais très envie de rédiger un article sur la Camargue, où j’ai passé quelques jours avec mon papa il y a peu. La Camargue, c’est l’endroit où j’allais passer toutes mes vacances lorsque j’étais enfant et je suis toujours émue d’y retourner, parce-que rien ne change, la nostalgie que j’ai autour de cette période se nourrit facilement de petits détails qui sont restés figés depuis 20 ans. Nous y sommes donc retournés il y a quelques jours et je me rappelle m’être sérieusement demandé à quoi bon partir au bout du monde lorsqu’on a la chance d’être entourés de paysages aussi merveilleux. Et je SAIS que j’ai tendance à tout exagérer, mais là, non. Papa m’a fait découvrir la plage de l’Espiguette, qui est immense et qui vaut certainement le coup d’être visitée en dehors de la période estivale : l’endroit était vide, apaisant et sauvage. Nous avons marché de longs kilomètres, longeant la Méditerranée, heureux d’être là, enrobés d’une lumière matinale étincelante. Nous avons observé des tas d’oiseaux, surpris de nous voir, occupés à leur routine hivernale. Et puis, après avoir flâné dans Aigues-Mortes et aux Saintes-Maries-de-la-Mer (l’église vaut vraiment le détour si vous êtes de passage !), papa m’a emmené sur un petit chemin de terre que je pensais privé, et nous avons roulé au milieu des champs de taureaux et de flamants roses, qui ne faisaient pas attention à nous. Une telle biodiversité si bien conservée me surprend toujours, comme si le temps s’était arrêté, que l’industrialisation n’avait pas touché la Camargue. C’est en fait le résultat d’un travail gigantesque du Parc Naturel Régional de Camargue, qui s’occupe au quotidien de la préservation des espèces locales et de la sensibilisation du public. Ils sont au sommet de la pyramide des personnes que j’idolâtre sur terre. Ni plus ni moins. 

Et puis, alors que le soleil commençait doucement son déclin, nous sommes arrivés à Méjanes, qui n’est pas une ville fantôme comme je le croyais, mais un domaine appartenant à Paul Ricard, une sorte de Disneyland du taureau. Arènes, croix camarguaises, grandes tables en bois invitant à partager un repas, cet endroit sent la joie des fin d’après-midis estivales. J’ai hâte d’y retourner cet été, pour assister à une course Camarguaise (où aucun mal n’est fait au taureau !) et replonger dans l’ambiance locale.

Plusieurs jours sont passés depuis notre escapade camarguaise, mais je ne cesse d’y repenser, ces paysages ont quelque chose de magique qui ne laisse pas indifférent et reste dans la mémoire pour longtemps.

Bonne semaine ! 

P.s : j’ai plein d’articles en retard à poster, restez dans le coin !