Complètement BUOUX de toi

 

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Ce jeux de mot d’une finesse déconcertante déclare le village de Buoux, Capitale de l’Amour 2019.

Il m’arrive souvent d’associer des lieux avec une idée, un sentiment bien précis. J’imagine assez rapidement, lorsque je découvre un endroit, une sorte de clip vidéo retranscrivant les émotions liées au lieu. C’est assez drôle, puisque j’ai découvert le village de Buoux entourée de copains, dans une ambiance plus franchouillarde que romantique. Et pourtant, j’imagine facilement Buoux comme le décor d’une romance. 

Ce petit village très isolé est accessible par une merveilleuse route vallonnée, offrant un superbe panorama sur les collines environnantes. On ralenti pour profiter du paysage, on ouvre la fenêtre de la voiture ou on gare les vélos, l’arrivée au village incite à ralentir, à prendre le temps. Et puis, quelle arrivée ! Il règne à Buoux un calme mystérieux. Les ruelles sont presque vides, tout donne l’impression au visiteur d’être un explorateur à la découverte d’une cité perdue. Les maisons sont faîtes de vieilles pierres, on emprunte au hasard une rue, puis une autre, sans craindre de se perdre puisque le village n’a pas l’air bien grand. La découverte du village nous place dans une euphorie légère, comme si nous étions seuls dans un musée. Le clocher se met à sonner et on réalise soudain que nous ne sommes finalement pas seuls : les cheminées fument, on rencontre des habitants souriants qui nous saluent chaleureusement. Un chien allongé devant la porte d’une maison se laisse caresser, profitant des rayons de soleil d’un après-midi d’hiver. Ici, pas de cafés ni de restaurants, mais un grand champ face au village invite au pique-nique, à la sieste dans l’herbe. Juste en face, un terrain de pétanque où se dresse un vieux platane qui donnera encore plus de charme au lieu dès la pousse de ses feuilles. Les habitants laissent apparement en libre accès de quoi jouer, ce qui offre à tous les visiteurs la possibilité d’une partie de pétanque improvisée ! Ce village me laisse définitivement un doux souvenir et une forte envie d’y retourner bientôt. Après le marché d’Apt, il deviendra sûrement une étape incontournable de notre « circuit du Luberon » spécial copains !

Début d’année dans le Luberon

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Je me dis que c’est bon signe que je ne sois pas plus présente que ça ici. La vie me rattrape toujours et j’ai de moins en moins envie de passer du temps derrière mon ordinateur. Pourtant, j’imagine avec enthousiasme un blog bien rempli, débordant de belles photos illustrant mon nouvel environnement. Je réalise que c’est simplement une histoire de priorité et que ce blog ne l’est peut-être plus autant qu’avant. Affaire à suivre ? Quoi qu’il en soit, voici une nouvelle série de photos de notre premier mois de janvier ici. Le ciel est constamment bleu et l’air est pur mais il fait un froid de canard. Je commence à m’habituer à la beauté des lieux mais il suffit de m’en éloigner quelques heures pour me rappeler de la chance que nous avons, de vivre ici. Tous les amis qui viennent nous rendre visite ne manquent d’ailleurs pas de nous le faire remarquer ! Et c’est vrai, les vignes, les champs d’oliviers et de lavande, les collines qui touchent la maison, c’était un idéal de vie dont je rêvais depuis longtemps. La transition avec le centre-ville de Marseille est tout de même radicale, nous menons une vie tellement différente depuis quelques mois ! Le plus gros challenge, selon moi, est de parvenir à recréer un cercle d’amis proches. Et ça, ça risque de prendre du temps, beaucoup de temps. Pour résoudre cette problématique sans traîner, nous nous investissons dès que l’occasion se présente dans la vie de notre petit village, qui contre toute attente (pour un village de 800 habitants!), est bien vivant. Au début du mois, Adrien et moi décidions de rester à Puget pour participer aux évènements du village prévus ce week-end là. C’était drôle de réaliser, le dimanche soir, le nombre de rencontres que nous venions de faire, le nombre de choses que nous venions de vivre et à quel point ce week-end avait été plus intense que n’importe quel week-end marseillais. L’intégration à un petit village est certainement plus lente que dans une grande ville, mais je sais déjà qu’elle sera bien plus pérenne. Ce que je préfère dans cette nouvelle vie, c’est lorsque des amis ou de la famille viennent nous rendre visite. C’est toujours l’occasion de partir explorer les alentours, et souvent même pour Adrien et moi, de découvrir de nouveaux lieux merveilleux, à quelques minutes de la maison. Le week-end dernier par exemple, après avoir suivi la désormais routine du samedi matin (le marché d’Apt !), nous découvrions le petit village de Buoux et son terrain de pétanque face aux collines, où nous avons passé l’après-midi, réchauffés par de généreux rayons de soleil. Il FAUT ABSOLUMENT que je rédige un article sur ce village et surtout, surtout, que j’y retourne cet été (j’ai repéré un barbecue sur le terrain de pétanque et imagine déjà les parties estivales caressées par l’odeur des côtelettes grillées).

Voilà, c’est toujours pareil. A chaque fin d’articles je me laisse emporter par des centaines d’idées de choses que j’aurais envie de poster ici. Je me fais même des listes parfois, chamboulée par l’enthousiasme de l’écriture. Recettes de cuisine, idées de balades, vidéos, photos de villages, de rencontres… L’inspiration ne manque pas, contrairement à la constance ! Je suis toujours surprise de voir des commentaires en dessous de mes articles, comme si avec le temps, je m’étais convaincue de n’écrire que pour moi. C’est cependant très motivant et je suis heureuse de me dire que l’un de vous viendra peut-être un jour à Buoux, intrigué par le terrain de pétanque et les côtelettes grillées. 

Passez une bonne journée !