COUCHER DE SOLEIL A MALLEMORT

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Dimanche soir, en rentrant d’un week-end familial dans le Gard, nous nous sommes fait accompagner sur la route par un merveilleux soleil flamboyant, commençant sa lente chute derrière les vieilles maisons en pierre. Adrien me répétait depuis longtemps qu’un jour, il faudrait que nous allions admirer le coucher de soleil à Mallemort, un village à côté de chez nous, où un point culminant semblait offrir un superbe panorama. Nous décidons donc de retarder notre retour à la maison pour nous arrêter à Mallemort, juste à temps pour assister au spectacle du soleil fuyant. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce joli village qui est devenu depuis, un membre du très prisé « Luberon-Tour » (à prononcer avec un accent américain bien grassouillet) ou « Planning-spécial-copains-en-visite » dont j’écrirai quelques lignes prochainement, parce-que je trouve ça palpitant d’être en quête de l’itinéraire de visite parfait et surtout, parce-que ça pourrait vous donner des idées de visites si vous n’avez pas la chance d’être ami avec moi. (J’accepte toutefois les candidatures via mail). 

Plus sérieusement, j’ai été particulièrement charmée par ce grand village, situé au pied de la Durance, en plein coeur du Luberon. Il est vrai qu’en cette période, la lumière que nous offre le soleil de 18h/19h rend tout merveilleusement beau et je ne suis jamais sûre d’être totalement objective. Pour ne pas prendre de risque, venez en fin de journée, c’est encore là que le village révélera le mieux sa beauté et surtout à ce moment-là que vous pourrez grimper à la table d’orientation admirer le coucher de soleil ! Je suis tout de même curieuse de découvrir Mallemort en pleine journée, découvrir comment le lieu vit, sa dynamique, ses habitants. J’ai appris qu’un marché s’y tenait tous les matins sur la place du village, voilà une excellente raison d’y retourner ! 

Mais revenons-en à ce fameux coucher de soleil. Heureux de descendre de la voiture pour nous dégourdir les jambes, nous commençons à flâner dans les petites ruelles du village, où des odeurs de diner commencent à sortir par les fenêtres. Des habitants, nonchalamment adossés aux murs de leur maisons, discutent entre voisins, s’arrêtent un instant pour nous observer avec curiosité, puis reprennent leurs discussions animées. C’est vrai que nous ne nous fondons par exactement dans l’ambiance du village, Adrien, blond comme les blés dans un village du sud et moi, mitraillant la moindre façade de mon appareil photo, nous ressemblons à un couple de touristes égarés, veillant toutefois à ne pas perturber l’ambiance paisible du village le dimanche soir. Car l’ambiance était calme, quelque chose de doux flottait dans l’air, j’ai eu l’impression le temps d’un instant, de vivre une chaude soirée d’août, lente et silencieuse. Arrivés à la table d’orientation, nous découvrons émerveillés un panorama grandiose du Luberon, avec vue directe sur la Durance.  C’était la première fois, depuis notre emménagement ici, que je visualisais notre nouveau lieu de vie avec autant de hauteur et je crois bien avoir été un peu émue. C’était donc ça, le Vaucluse, le Luberon, la Durance, la maison. Enthousiasmée par cette découverte, j’imagine déjà les pique-niques du dimanche soir que nous y ferons et je ne peux que vous encourager à en faire autant, vous vous entendrez surement murmurer « on a quand même de la chance d’être ici ».

Bonne semaine et à très vite pour de nouvelles aventures provencales 🙂 

Balade à Lauris

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Lauris, c’est le village collé à Puget, là où nous étions censés emmenager il y a quelques mois. Et puis, tout ne s’est pas passé comme prévu. L’appartement que nous voulions n’était plus disponible, alors qu’une jolie petite maison nous tendait les bras à Puget.  Pourtant, je reste vraiment sous le charme de ce village, où nous passons tout de même beaucoup de temps, puisqu’Adrien y travaille. Je me rappelle encore la première fois où j’y ai mis les pieds, lors d’une chaude soirée de juillet, en plein pendant la fête du village. Les petites rues étaient pleines, débordant d’habitants et de touristes, ravis de fêter on ne sait pas trop quoi ensemble. Il y avait un orchestre, des gens qui dansaient sur la place de la mairie et deux ou trois camions-pizzas devant lesquels une longue file d’attente commençait à se former. La terrasse du bistrot était pleine à craquer et une ambiance aussi décontractée qu’euphorique flottait dans l’air. Je me suis tout de suite sentie chez moi, habituée aux ambiances festives des petits villages l’été. Et puis, le lendemain, nous nous sommes baladés, au château, dans les rues, j’ai dévalisé la petite brocante près du bistrot, nous avons fait une sieste sur le banc près de la mairie, papoté avec quelques habitants aussi curieux que nous, bref, nous n’étions pas pressés de retrouver l’ambiance survoltée de Marseille. Je me rappelle avoir pensé très fort « un jour, on vivra dans un endroit comme ça ! » et aujourd’hui, c’est (presque) le cas.

Après plus de 6 mois de vie ici, je ne me lasse toujours pas de photographier gaiement le village, qui en plus de ses belles maisons aux vieilles pierres, a un charme bien particulier qu’il est difficile de décrire. Dans le vieux village, c’est comme si le temps c’était arrêté. On peut n’y croiser personne pendant plusieurs minutes, commencer à croire que Lauris fait partie de ces villages typiques, délaissés par leurs habitants, et puis tout d’un coup voir surgir en trombe une ribambelle d’enfants à vélo, contredisant toutes nos théories de village délaissé. Les rues sont bel et bien calmes, pourtant les petits restaurants sont pleins, la vie déborde par endroit, dans un décor de vieux village provençal. Et puis, un peu comme Aix-en-Provence et Marseille, Lauris subit la concurrence du village de Lourmarin, pas très loin. Je pourrais déjà écrire des pages sur la question, mais pour faire court, si vous rechercher une ambiance authentique, un village populaire et vivant, privilégiez Lauris. Lourmarin, ça en met plein la vue, mais vous devrez vendre un rein pour boire un café dans le centre du village et les gens autour de vous vous donneront l’impression d’être à la fashion week de New-York. C’est pas des blagues, faîtes simple, allez à Lauris. 

Sur ce, je vous souhaite une belle journée et vous retrouve bientôt ici, pour un nouvel article croustillant ! (Je n’ai aucune idée de ce que sera le prochain article, mais on va parier sur le fait qu’il sera croustillant). 

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LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravie de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardineries (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier ») et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’ai clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉

L’apéritif Méditerranéen

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J’ai vraiment tenté de filmer une vidéo « recette » pour illustrer l’article ci-dessous. J’ai préparé tous les ingrédients que j’ai placé dans de jolis plats, j’ai travaillé le décor du fond, je me suis préparé mentalement, bref, j’avais l’impression d’être sur un tournage de Top Chef. Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. D’abord parce-que je ne suis pas assez précise pour filmer une vidéo de recette : je cuisine toujours au feeling et n’ai pas l’habitude de mesurer quoi que ce soit. J’ai d’ailleurs oublié de filmer les étapes cruciales de chaque recettes, surement parce-qu’elles n’étaient pas vraiment cruciales pour moi. Et puis je me suis coupée le doigt. Et puis Newton a débarqué et s’est lancé dans une chasse aux crevettes. Enfin, j’ai dévoré une bonne partie du résultat final avant de penser à le filmer, ce qui donne un résultat un peu maigrichon, il faut imaginer le double en quantité ! La vidéo de cette recette ne sortira donc jamais, mais pour les plus curieux j’ai condensé quelques passages sur instagram.

Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé me prendre pour Cyril Lignac le temps d’un après-midi. Les recettes ci-dessous sont simples à réaliser et délicieuses en apéritif ou en repas rapide. Mention spéciale pour les feuilletés menthe/fêta dont je raffole et dont la recette vient tout droit de mon nouveau livre de cuisine libanaise ! 

La tortilla espagnole, recette de Marta

  • 1 kg de pommes de terre
  • 7 ou 8 oeufs, allez, 8
  • 1 oignon 
  • sel + poivre

Lorsque j’étais en Erasmus en Andalousie, j’ai eu la chance de devenir amie avec des espagnols pour qui la cuisine était une véritable passion. J’ai passé d’innombrables soirées chez mon ami Adrian et sa colocataire Marta, qui m’a appris la fameuse recette de la tortilla. C’est un plat que j’adore et que je parviens désormais à réaliser en un temps record !

  • Eplucher et découper les pommes de terre en rondelles super fines. Eplucher l’oignon et le couper en petits morceaux.
  • Mettre tous ces ingrédients dans une poêle où vous aurez versé un bon gros filet d’huile d’olive
  • Une fois les pommes de terre bien cuites (il faut que le pointe d’un couteau puisse s’y enfoncer sans peine), vider l’huile d’olive dans un récipient.
  • Verser les pommes de terre et oignon dans un saladier. Ajouter les oeufs battus, salés et poivrés.
  • Mélanger doucement (ne pas faire de la purée de pommes de terre !). Remettre dans la poêle 2 à 3 mm d’huile d’olive et y verser le mélange. Faire cuire à feu doux un côté de la tortilla. Une fois le fond doré, retourner la tortilla sur une assiette. Cette opération est délicate car les oeufs sur le dessus ne sont pas cuits et l’huile dans le fond est très chaude. Remettre un peu d’huile dans la poêle si nécessaire et y faire glisser la tortilla, afin de faire gentiment dorer l »autre côté. Une fois les deux côtés bien dorés, glisser la tortilla dans une assiette.

 

Les crevettes ail / persil de mamé 

Cette recette me fait penser à ma grand-mère, qui ne l’a pourtant jamais faîte, mais qui utilise tellement d’ail et de persil en cuisine que ces saveurs lui sont pour toujours associées !

Pour 4 personnes, 

  • Une vingtaine de crevettes fraîches
  • Une botte de persil 
  • 2 gousses d’ail

 

  • Retirer la peau des crevettes
  • Hacher l’ail et le persil finement
  • Mettre tous les ingrédients dans une poêle avec un gros morceau de beurre
  • Faire cuire à feu vif quelques minutes
  • Retirer lorsque les crevettes sont bien dorées et présenter sur des pics en bois.

Les feuilletés menthe/fêta de Théo

Le MEILLEUR pour la fin. Encore une fois, une recette archi simple et rapide à réaliser. Je ne peux pas vous expliquer à quel point c’est bon. J’ai trouvé la recette dans un livre de cuisine libanaise que m’a offert mon petit frère à Noël. Elle fait partie des seules recettes que je peux réaliser pour l’instant puisque les autres demandent des produits qui ne sont pas de saison (j’attends l’été en trépignant d’impatience!)

  • 8 à 10 feuilles de brick
  • 200 grammes de fêta 
  • 1 bouquet de menthe fraîche 
  • De l’huile de cuisson (tournesol)

 

  • Couper les feuilles de brick en 2
  • Placer l’équivalent d’une cuillère à café de fêta sur le haut d’une moitié de brick
  • Ajouter quelques feuilles de menthe couper en morceaux
  • Plier le tout de façon à former une sorte de cigare
  • Mettre à frire dans une poêle d’huile très chaude

 

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5 things

Cette série d’articles était bien censée être hebdomadaire hein ? Avec un peu de retard, voici donc 5 choses que j’ai aimé récemment : 

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Tout d’abord, la visite de mon amie Charlotte ! Le temps passe toujours trop vite lorsqu’on est ensemble et j’ai déjà hâte qu’elle revienne. Nous avons enchaîné les balades, nous sommes prises pour des cyclistes du Tour de France, avons joué à 7 Wonders un nombre incalculable de fois et avons dévoré tous les fromages de chèvre s’aventurant sur notre route. 

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Un week-end à Cannes, pour le Festival du Jeux ! Résolution pour l’année prochaine : prévoir un planning millimétré ! Nous n’avions rien organisé de spécial et nous sommes retrouvés à errer dans les couloirs d’un lieu immense, débordant de fans inconditionnels de jeux de société. J’avoue que ma partie préférée du week-end a plutôt été la balade dans les vieux quartiers de Cannes 🙂 

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Voir les amandiers en fleurs ! J’ai tenté d’en couper quelques branches, ce qui s’avère être une mauvaise idée puisque 1) Les pétales tombent très rapidement 2) Les fleurs grouillaient d’abeilles, à priori pas râvies de me voir. 

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Ce tableau aperçu dans un café à St-Rémy-de-Provence, il n’a pas l’air sur la photo mais il est en réalité immense et m’a captivé plusieurs minutes ! Je suis en pleine recherche d’un modèle à proposer à ma grand-mère, qui peint comme une déesse et pourra reproduire n’importe quelle peinture au format de mon choix. (Je vais certainement mettre plusieurs années à me décider). 

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En parlant de ça, voici l’un des tableaux dont je rêve en ce moment, je l’imagine bien dans la chambre, en format XXL, entouré d’un joli cadre en bois… 

Bonne journée 🙂