Les Genêts en fleurs

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Hello !

Voici quelques photos prises juste à côté de la maison, lors d’une belle matinée ensoleillée. Le mois de mai est vraiment mon préféré : la nature renaît, les oiseaux chantent et je me sens constamment d’humeur joyeuse. Le temps est pourtant hyper capricieux ici, je ne poste évidemment que des photos prises sous un ciel bleu, mais entre les rafales de Mistral et les jours nuageux, j’ai eu du mal à photographier ce qui me faisait envie. Dire que j’avais rangé tous mes pulls dès les premiers rayons de février… 

Quoi qu’il en soit, l’air se réchauffe, les jours se rallongent et je découvre toujours plus de fleurs sauvage pour la première fois. Je connaissais bien les Genêts, il y en a un peu dans le Gard, mais ici, dans le Luberon, c’est une véritable profusion. Chaque chemin, chaque route en est bordée, ils envahissent les paysages et volent presque la vedette aux champs de coquelicots. Je crois que je les aime bien, ils font ressortir le bleu du ciel et forment de jolis bouquets résistants. Le week-end dernier, alors que ma famille venait nous rendre visite à Puget, l’idée de leur montrer la belle maison abandonnée à côté de chez nous s’est imposée. (Par « abandonnée », je veux dire « vide pour l’instant »). Le chemin qui mène à la maison déborde de Genêts et j’ai l’impression d’avoir le privilège d’être la seule à en profiter, puisque les propriétaires ne montrent jamais le bout de leur nez. Je ronchonne à l’idée qu’ils puissent laisser une si belle maison vide aussi longtemps et j’espère en même temps qu’ils ne reviennent jamais, pour pouvoir continuer à y prendre des photos et à me balader dans leur merveilleux jardin.

Profitez bien du soleil, des fleurs et de la douceur de l’air. Et puis, offrez vous un bouquet, vous devez bien le mériter 😉

La meilleure fougasse du monde

Décidément, on parle beaucoup de fougasse par ici ! Mais ce blog reflète bien mes obsessions du moment et la fougasse d’Aigues-Mortes en fait définitivement partie. Laissez moi vous installer le décor. Le week-end dernier, des amis et moi partions au Grau-du-Roi, dans le Gard, pour un « séjour Camarguais ». Au programme, balade à cheval, visite des Saintes-Maries-de-la-mer et dégustation de sardines grillées. J’avais en tête de leur faire découvrir la fameuse fougasse, ne sachant toutefois pas si la pâtisserie leur plairait (la fleur d’oranger n’est pas au goût de tout le monde). Contre toute attente, dès la première bouchée, leurs réactions furent semblables à la mienne : un enthousiasme démesuré et une envie d’en faire des provisions pour les 15 prochaines années. Face à tant d’engouement, nous avons pris la solennelle décision d’en manger tous les matins du séjour, au petit-déjeuner. Cette routine s’est rapidement transformée en obsession : nous voulions toujours plus de fougasse et choisissons ainsi de lancer « le marathon de la fougasse » (il y a quelques années, nous lancions le « marathon de la glace » à Marseille !) Notre circuit s’est étalé entre le Grau-du-Roi, les Saintes-Maries de la Mer et évidemment Aigues-Mortes, où la fougasse est l’emblème de la ville. Nos critères étaient les suivants : la pâtisserie doit être  légère, moelleuse, surtout pas sèche, le sucre sur le dessus ne doit pas être trop imposant, la fleur d’oranger doit être subtile. Laissez-moi vous dire qu’il s’agit là de dosages microscopiques, qu’un rien peut faire basculer. Conscients de la rigueur de nos critères nous demeurions pourtant intraitables, tels de vieux critiques culinaires, à la mâchoire tendue et aux yeux plissés. A deux doigts de l’indigestion, nous pouvons affirmer, Mesdames et Messieurs que nous avons un gagnant, à l’unanimité. Il s’agit de la première fougasse que nous avons dégusté ensemble, celle vers laquelle je me rue tous les matins lors de mes séjours camarguais, celle de la petite pâtisserie du Grau-du-Roi « O Lingot« . Pourtant, nous sommes allés dans toutes les pâtisseries hurlant être les « spécialistes de la fougasse ». Rien n’y fait, celle du Grau-du-Roi a toute la place dans notre coeur et surpasse toutes les autres. Le pâtissier, que je remerciais d’être à l’origine de « la fougasse de mes rêves » nous expliquait la difficulté de l’exercice et la précision nécessaire à sa réussite. Et c’est réussi. Imaginez simplement les petites danses de la joie que nous faisions après chaque bouchées. Un mélange de ula-up et de salsa.

Alors voilà. Vous savez tout. Allez la goûter si vous êtes dans le coin (il ne faut pas trop tarder le matin, elles disparaissent vite!) vous me remercierez.

Pâtisserie O Lingot

30 rue de la poissonnerie, 30240, Le Grau du Roi

5 things

De retour avec « 5 things », cette série qui me passionne sur les blogs que j’ai l’habitude de lire et qui me permet d’élargir mes sujets d’écriture ici ! 

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Les bords de la Durance. Je découvre tous les jours de nouveaux lieux de balades et ne m’en lasse pas. Les bord de la Durance, à quelques mètres de chez nous, font partie de mon top 3 des balades à faire en fin de journée. L’atmosphère y est paisible, relaxante et le décor merveilleux. Je suis un peu déçue d’apprendre qu’on ne pourra pas se baigner dans la Durance cet été, apparement les courants y sont trop forts, mais je compte bien me rattraper dans l’étang de la Bonde et plutôt profiter des bords du fleuve pour des balades seule, avec Adrien, entre copains ou avec mon futur chien. Oui. J’ai bien écris futur chien. 

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La fougasse d’Aigues-Mortes. Il me semble en avoir déjà parlé ici, mais cette pâtisserie traditionnelle du Gard est mon dessert préféré. Rien d’exceptionnel pourtant, il s’agit d’une simple brioche au sucre et à la fleur d’oranger. Mais c’est ma madeleine de Proust à moi, celle qui me rappelle mon enfance et les vacances à la mer. Après plusieurs essais, je crois que je maitrise enfin la recette et je vous la partage bientôt ici 🙂

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La terrasse de l’auberge des Seguins. Il y a quelques jours, revenant d’une petite randonnée, nous découvrons cette auberge, qui ressemble à une véritable oasis, sortie de nulle part. Cachée au milieu des massifs, une terrasse aussi colorée qu’ensoleillée nous attendait, elle fait désormais partie de nos lieux préférés du Luberon !

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Les champs de boutons d’or. Ce week-end, après avoir retrouvé ma famille dans le Gard, j’ai réalisé à quel point les champs y étaient plus fleuris que dans le Luberon. Les fleurs sauvages envahissent les paysages et même si j’aperçois de moins en moins de coquelicots, je suis ravie d’observer autant de boutons d’or se mêler à l’herbe fraîche. Cette découverte a été l’occasion d’une longue après-midi de jeux dans les champs avec mes petites cousines, qui sont rentrées à la maison les cheveux ébouriffés, les jambes écorchées, mais ravies de leur après-midi ! 

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Les oeuvres de Marie Doazan. Cela fait plusieurs semaines que je recherche des inspirations de peinture et en fouillant sur Pinterest, j’ai découvert Marie Doazan, dont j’adore les oeuvres ensoleillées. Je trouve qu’elle représente à merveille le sud de la France & ses couleurs chaleureuses et j’envisage de m’offrir une de ses toiles prochainement ! 

Aux Carrières de Lumières

 

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A la base, j’avais envie de rédiger un article « 5 things », sur 5 choses que j’ai aimé récemment. L’exposition Van Gogh aux Carrières des Lumières devait en faire partie, mais voilà qu’en commençant à en parler, je n’arrive plus à m’arrêter d’écrire. Peut-être que finalement, cette exposition mérite un article dédié ? L’article « 5 things » devrait suivre prochainement 😉 Bonne lecture !

Il y a quelques semaines, j’ai découvert l’exposition « Van Gogh, la nuit étoilée » aux Carrières de Lumières des Baux de Provence. Les Carrières de Lumières, c’est l’assurance d’un spectacle grandiose à chaque fois. Les spectacles visuels qui s’y déroulent projettent les oeuvres de grands artistes (Picasso, Bosch, Chagall, Klimt…) dans une ancienne carrière de pierre, un décor aussi brut qu’impressionnant. Je m’y rends une fois par an, au début de chaque nouvelle exposition et en ressors toujours frissonnante (parce-qu’il fait froid à l’intérieur, certes) mais surtout bluffée par tant de génie. Projeter des oeuvres d’art dans un tel lieu, en voilà une super-idée-géniale. J’attendais l’exposition sur Van Gogh avec impatience. D’abord parce-que j’adore ces oeuvres et surtout, parce-qu’il a vécu plusieurs années juste à côté des Carrières, à Saint-Rémy de Provence, où il était interné à l’hospice Saint-Paul de Mausole (qui peut se visiter !). Les paysages provençaux ont largement inspiré son oeuvre et cette projection constitue une sorte d’hommage, de remerciement à l’artiste d’avoir magnifié nos paysages du sud. C’est assez émouvant. L’exposition débute par la projection « Japon rêvé, image d’un monde flottant », qui est une MERVEILLE de poésie et un réel voyage immersif dans l’art japonais. J’ai été séduite par tant de douceur et ai même été frustée que la projection ne dure pas plus longtemps.  J’assouvie depuis ce manque par le visionnage de films d’animation japonais à la maison, c’est mon nouveau sujet favori je pourrai en parler des heures ! Mais on s’éloigne peut-être un peu trop de la ligne éditoriale de ce blog… Tout ça pour dire que si vous souhaitez assister à l’exposition sur Van Gogh, ne ratez surtout pas l’introduction sur le Japon !

Venons en au sujet même de cet article, la projection « Van Gogh, la nuit étoilée ». Il me semble que c’est une bonne représentation de l’oeuvre de l’artiste. On assiste aux variations des périodes artistiques du peintre, aux variations de ses humeurs, de sa vie. On comprend les phases tourmentées qu’il a du traverser, et celles plus apaisées. On retrouve ses oeuvres emblématiques (Les Tournesols, Les Iris, La Terrasse de Café à Arles, sa Chambre à Coucher…) et on en découvre des plus discrètes, comme une série de portraits, réalisés dans les années 1880, que je ne connaissais pas. On a l’impression que l’artiste revit en voyant ses peintures s’animer le long des grands murs de pierres. La musique joue un rôle très important dans ce spectacle et je dois évoquer le seul bémol, pour moi, de cette exposition : LA BANDE SONORE. En réalité, les musiques sont plutôt appropriées durant la majeure partie du spectacle; elles instaurent une ambiance presque mystique autour de l’article. HORMIS la deuxième chanson, au début du spectacle, que j’ai clairement vécu comme une agression auditive. Je n’ai pas vraiment saisi le lien entre cette chanson pop-anglaise type ‘Adèle’ et Van Gogh. Peut-être des paroles que je n’aurai pas saisi ? Quoi qu’il en soit, cette chanson a clairement fait retomber la magie du début du spectacle, et m’a laissée fâchée jusqu’à la fin. Dîtes moi ce que vous en pensez si vous avez l’occasion d’y assister, je serai vraiment curieuse d’avoir d’autres avis !

Après la projection, je ne peux que vous conseiller une visite à l’Hospice Saint-Paul de St-Rémy, où vous pourrez vous balader dans l’allée fleurie, le cloître et le champ de lavande, mais aussi découvrir le lieux de vie de Van Gogh, sa chambre, son chevalet, son lit… C’est une visite aussi apaisante qu’instructive dont je ne me lasse pas. 

Bonne journée à tous 🙂

 

 

MA VIE A ANSOUIS

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Cette fois-ci je me rends bien compte que j’exagère. J’ai déjà dû le mentionner ici, lorsque je découvre et aime un endroit, mon coeur palpite et j’ai immédiatement envie d’y faire ma vie. Mes parents pourraient me citer une liste interminable de lieux où j’ai voulu que l’on emménage et encore aujourd’hui, mon copain pourrait confirmer cet enthousiasme maladif. Ça peut être bien l’enthousiasme, mais parfois, c’est trop. Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau à Puget et la vie est merveilleusement belle dans notre nouvelle maison. MAIS ELLE POURRAIT ETRE ENCORE PLUS BELLE A ANSOUIS.

Ansouis, c’est un petit village magnifiquement beau. Des vieilles maisons en pierre bien conservées, un joli clocher. Des petites ruelles qui nous perdent, beaucoup de fleurs sur les rebords des fenêtres, des chats qui font leur sieste au soleil sans prêter attention à vous. Il y règne un calme et une sérénité d’un autre temps, c’est presque troublant. Et puis, pour ajouter de la vie à ce charmant décor, il y a le Café des Sports, dont la terrasse animée invite à flâner et à prendre part aux conversations. C’est un village lumineux, chaleureux. On se dit, en s’y baladant, que ses habitants doivent être heureux. Ils décorent leur portes d’entrée, le devant de leur maisons, laissent trainer pots-de-fleurs, arrosoirs, chats et chiens, sans craindre qu’ils ne disparaissent. On a envie de rencontrer ces gens, de complimenter leur jolies maisons, de leur demander à quoi ressemble leur vie ici. Il y a aussi un vieux château et une église dont l’extérieur surprenant par sa forme, laisse découvrir un intérieur authentique, merveilleux. Et puis Ansouis, c’est entouré de champs de coquelicots, d’oliviers et de vignes. L’école communale que l’on aperçoit au loin semble paisible et joyeuse au milieu de tous ces champs. Je crois avoir eu envie d’avoir huit ans de nouveau.

Nous nous y sommes baladés un matin de printemps ensoleillé. Après avoir découvert les lieux, nous nous sommes installés au Café des Sports, pour y prendre notre petit-déjeuner. Deux hommes commentaient les dernières actualités du journal quotidien et nous invitèrent dans leur conversation un bon moment. Ils s’arrêtaient parfois pour saluer des connaissances et j’ai eu l’impression qu’à Ansouis, tout le monde se connaissait. J’ai eu envie d’être amie avec ces gens moi aussi et de pouvoir les saluer joyeusement tous les matins. Nous sommes restés jusqu’à l’heure du déjeuner, pour s’aventurer ensuite vers l’Etang de la Bonde, à quelques minutes de là. Une raison de plus d’aimer Ansouis, sa proximité avec l’Etang promet de merveilleux étés !

Je ne peux que vous conseiller une visite à Ansouis, si vous êtes de passage dans le Luberon. Si vous venez un week-end, vous pourrez peut-être enchaîner le marché d’Apt du samedi matin (avec un petit-déjeuner au salon de thé Les Colibris !) – ou bien quelques huîtres à déguster au bord de la fontaine du centre-ville pour les plus courageux, puis un passage à Ansouis pour y flâner dans les rues et enfin un plongeon dans l’Etang de la Bonde, un peu plus loin. Pour terminer cette journée en beauté, allez admirer le coucher de soleil à la table d’orientation du village de Mallemort et je peux vous promettre que cette journée sera dans le top 3 des meilleures journées de votre vie 🙂

Bon week-end ! Le mien sera Marseillais !

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