Une journée à Saint-Rémy de Provence

DSCF7066

Il y a quelques jours, mon frère et moi décidions de nous rejoindre à Saint-Rémy (à mi-chemin entre nos deux logements) pour y passer la journée. Etonnée d’apprendre que Théo ne connaissait que très peu la ville, je me suis rapidement transformée en guide touristique pour lui faire explorer l’endroit. Saint-Rémy est une ville très prisée par les touristes l’été : son charme provencal d’antan est conservé et mis en valeur, ses ruelles pittoresques invitent à flâner, un peu comme dans un musée, qui déborderait de vie. 

Du moins, pas ce jour-là. La ville était étrangement calme, les boutiques semblaient hésiter à ouvrir, seuls quelques restaurants proposaient un service, et aucun touriste n’arpentait les rues. Nous étions là, tous les deux, à marcher lentement dans les jolies rues en bavardant, nous arrêtant pour épier les vitrines, riant fort puis moins fort, de peur de briser le silence ambiant. J’ai pensé en rentrant chez moi le soir, que malgré la simplicité apparente de cette journée, j’avais l’impression d’avoir vécu quelque chose de merveilleux, comme un avant-goût de vacances, une escapade « noéllique » avec mon petit frère. 

Saint-Rémy, ce n’est donc pas réservé à la période estivale ! A l’approche des fêtes, la ville se pare de décorations ne venant qu’embellir le charme du centre-ville. Et surtout, s’y balader sans disparaître dans une nuée de touristes est un véritable luxe pour un endroit si prisé !

Le syndrome de Stendhal

DSCF6779

Le week-end dernier, Adrien et moi décidons de ne pas perdre une miette des rayons de soleil, qui, selon la météo, devaient repointer le bout de leurs nez après plusieurs semaines de pluie et de grisaille. 

Nous enfourchons donc nos vélos colorés, bien décidés à continuer l’exploration de notre nouvelle région. Le programme était simple : suivre la vélo-route allant de Cavaillon à Apt, en s’arrêtant dès qu’un joli petit village attirait notre attention. Ce fut le cas tout au long du chemin, avec un énorme coup de coeur pour le village de Ménerbes et ses vieilles maisons en pierres. Nous y rencontrons une grand-mère, amusée par l’enthousiasme que nous offrons à son village, qui nous raconte quelques pages de sa vie et nous conseille des coins qui selon elle, valent le coup d’oeil. Suivant ses conseils à la lettre, nous filons ensuite au village d’Oppède-le-Vieux, qui malgré son nom peu glamour est particulièrement séduisant. Encore une fois, des vieilles (très vieilles !) maisons en pierre, un joli clocher, de jolies terrasses… Je crois qu’il n’en faut pas plus pour me faire frétiller de joie. Je racontais d’ailleurs à Adrien à quel point j’étais persuadée d’être atteinte du syndrome de Stendhal, « cette affection plutôt rare frappe généralement certains touristes en contemplation devant la beauté d’une oeuvre d’art. Celle-ci les émeut tellement qu’ils en perdraient toute contenance, auraient le coeur qui palpite, se sentant défaillir, pas loin de s’évanouir ». 

Je n’ai jamais ressenti ça devant une oeuvre d’art, mais mettez moi devant le vieux clocher d’un village provencal, éclairé par la lumière chaude d’une fin d’après-midi et je frôle la crise cardiaque.

Ce fut donc une merveilleuse journée, une de celles qui donnent envie de passer de longues vacances dans sa propre région. J’imagine déjà les vacances estivales ici, chaudes et lentes, rythmées par le chant des cigales et par les petits marchés locaux. D’ici là, je compte bien profiter de la beauté qui nous entoure, munie de mon fidèle appareil photo, tout en tentant de calmer mes pulsations cardiaques devant tant de merveilles 😉

DSCF6713.JPG

Le lever du soleil à la maison, l’excitation commence dès l’ouverture des volets le matin !

DSCF6728Un joli champs de pommes au bord du chemin 

DSCF6752

Une école municipale dont la cour de récréation vous donne envie d’avoir 8 ans et de faire de la corde à sauter toute la journée.

DSCF6773

Les belles couleurs…

DSCF6768

Les SUPER MAXI BELLES COULEURS

DSCF6810

Une petite église à l’entrée de Ménerbes , la dame que nous avons rencontré nous expliquait que les gens se battaient pour célébrer leurs mariage ici, c’est si joli ! 

DSCF6837

DSCF6763

Encore plus de palpitations que devant un vieux clocher provencal 🙂

DSCF6819

La lenteur du vélo rend la conversation facile, les gens nous abordent souvent pour nous demander où nous mène notre balade 🙂

DSCF6831

Bonne semaine !

Les huîtres du marché d’Apt

801060F3-239E-43FB-A3B8-14424322B269

J’ai toujours adoré les marchés. L’ambiance conviviale qui s’en dégage, le fait de pouvoir grignoter pleins de petites choses délicieuses, de papoter avec les commerçants ou simplement de flâner entre les étals me procure énormément de joie. 

En arrivant à Puget, nous avons rapidement entendu parler du marché d’Apt, qui valait apparement le détour. Quelle découverte ! Ce marché est immense, il s’étend tous les samedis matins sur une bonne partie du centre-ville historique. Au détour des rues, nous rencontrons des étals de tissus, de plats en train de mijoter (nous avons dévoré un plat de seiches à la provençale à 10h du matin), de vannerie, de savons de Marseille, de nougat… Je ressemble dans ces moments là à une fillette hystérique lâchée dans Disneyland. 

Pas mal de revendeurs, mais nous parvenons à dénicher les stands paysans, où nous remplissons plusieurs paniers de pain, oeufs et légumes. 

Et puis, en arrivant sur ce qui semblait être une des places principales de la ville, nous apercevons un petit stand de vente d’huîtres. Le producteur proposait aux clients de les déguster sur place, autour d’une jolie fontaine au doux clapotis. Nous nous y installons, avec une bière fraîche, et en sentant les rayons du soleil sur mon visage à ce moment là, j’ai pensé que c’était surement ça, la super belle vie.

J’y suis même retournée seule, un samedi matin, munie d’un bon livre. Assise seule au soleil au bord de cette fontaine, j’ai dévoré 6 huitres, englouti une bière et ai eu le sentiment d’être au paradis. Une dame s’est d’ailleurs approchée pour me dire «  c’était un plaisir de vous voir manger ces huitres avec tant d’appétit ! » (Adrien a trouvé ça bizarre quand je lui ai raconté, mais je comprends tellement cette dame, j’adore voir des gens manger avec appétit, ça me donne faim). 

J’aimerai y retourner tous les samedis matin, et me dis que ça deviendra une chouette habitude quand le soleil ressortira le bout de son nez ! 

Si belle en automne

82704C67-4F07-4647-A3E3-85CCA1A3AE9B

Depuis que nous avons emménagé à Puget, il y a de ça 3 semaines aujourd’hui, nous recevons famille et amis coups sur coups, pour notre plus grand plaisir. La chambre d’amis a déjà bien été rentabilisée ! C’est une véritable joie que d’accueillir les gens que l’on aime, leur faire découvrir notre nouvelle maison, leur concocter de bons petits plats et surtout, les emmener en balade, à la conquête des terres lubéroniennes. Adrien et moi en profitons par la même occasion pour découvrir de nouveaux villages, afin d’étoffer ce que nous projetons de devenir « Le guide ultime du Lubéron, spécial copains ». A pieds, en vélo, en voiture, je ne me lasse pas d’admirer la beauté des paysages s’offrant à nous. Je partais cependant sceptique : nous sommes en plein coeur de l’automne et j’étais fermement convaincue de ne pouvoir profiter pleinement de la région qu’à l’arrivée des beaux jours. Seulement ici, les beaux jours semblent s’étaler tout au long de l’année. 

L’automne, en tout cas, magnifie incroyablement les paysages, les dorant d’une douce teinte dorée. J’ai d’ailleurs récemment lu dans un guide de randonnée que l’automne était l’une des meilleures saisons pour découvrir le Lubéron. Hydratée par la pluie, la végétation se pare de couleurs éclatantes. L’air demeure frais et léger, invitant aux longues balades. La lumière change sans cesse, laissant paraître des détails que l’on n’apercevait pas la minute avant. Evidemment, je brûle d’envie de découvrir notre maison et ses alentours sous la chaleur estivale, mais je crois pouvoir apprécier joyeusement l’arrivée de l’hiver dans ce cadre si idyllique.

Quelques photos d’une balade du week-end dernier, de Puget jusqu’à Lauris (Nous avons réalisé trop tard que la moitié de notre promenade s’était faîte sur un domaine privé, mais c’était tellement joli que je risque de m’y aventurer de nouveau !) Je ne peux donc pas vraiment conseiller « légalement » cette balade, mais reviendrai prochainement avec des idées de jolies randonnées !

Je serai curieuse de savoir, quel est le lieu que vous trouvez le plus joli en automne ?

Bonne semaine à tous !

 

Bien arrivés dans le Lubéron !

Alors voilà, une nouvelle vie commence pour moi, enfin pour nous, puisque depuis que j’ai commencé ce blog un amoureux du nom d’Adrien et un chat du nom de Newton ont rejoint ma vie. Au moment où j’écris ces mots ils sont d’ailleurs en train de faire un foot avec une boule de papier et c’est plutôt mignon à observer.

Nous avons donc quitté Marseille pour venir poser nos valises bien chargées à Puget, un joli petit village du Sud Lubéron. J’ai déjà un énorme paquet de choses à raconter, tout est nouveau, tout est incroyablement beau, je ne sais pas par où commencer. 

Marcel & moi, au fond, je l’avais créé pour parler de Marseille, que j’aimais tant. Et puis, Marseille, je m’en suis un peu lassée, j’ai eu envie de découvrir autre chose, de respirer de l’air frais. Le Lubéron s’est présenté comme une évidence : nous l’avions découvert l’été dernier, lors d’un séjour à vélo et depuis, nous en rêvions. Nous rêvions de ses grands paysages, de sa nature luxuriante, de ses petits villages au charme dingue, bref, vous imaginez notre état d’euphorie à l’heure actuelle. Mon envie de reprendre le blog et de partager cette nouvelle vie est apparu comme une évidence. Après tout, pourquoi se restreindre à la ville de Marseille ? Cette nouvelle région regorge de coins aussi merveilleux les uns que les autres et je serai heureuse de partager quelques photos ici. 

Alors voilà, on fait péter le champagne, Marcel&moi is back, avec pleins d’articles croustillants en perspective !