LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravir de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardinerie (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier« ) et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’est clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉

La maison abandonnée

La maison abandonnée, qui ne l’est pas vraiment. Du moins, je ne crois pas, ce serait quand même bizarre qu’une aussi belle maison soit complètement délaissée. Pourtant, depuis que nous avons emménagé à Puget, nous passons souvent devant cette bâtisse en pierre et ses vieux volets ne sont jamais ouverts. Je commence donc à développer un imaginaire de maison abandonnée, de territoire à explorer, de trésors à découvrir, qui s’envolera certainement à l’arrivée de l’été, lorsque les propriétaires reviendront habiter les lieux. C’est le cas de beaucoup de maisons ici. Elles attendent l’été pour reprendre vie et je me demande souvent à quoi elles ressembleront alors. 

Cet article, c’est surtout l’occasion de célébrer l’arrivée du printemps et de mettre bout à bout les centaines de vidéos qui remplissent mon appareil photo. Je crois bien que le Luberon m’inspire, je pourrais passer mon temps à tout photographier, à rédiger des articles sur le moindre arbre, la moindre fleur, la moindre vue au ciel dégagé (mais je vous épargnerai ça). En attendant, je profite de l’arrivée prématurée des beaux jours pour tenter de deviner à quoi ressemblera notre nouveau lieu de vie en plein coeur de l’été.

Passez une belle semaine, et rdv ici super vite (cette fois c’est vrai !) pour de nouveaux articles 🙂

L’HIVER A LA MER

Passer Noël face à la Méditerranée, c’est un chouya déstabilisant. Le soleil brille, les bateaux passent, l’eau n’a même pas l’air si froide que ça. Les passants dans la rue tiennent leurs manteaux à la main, les terrasses ne désemplissent pas et on entend toujours le bruit des glaçons remuer dans les verres de pastis. Je lutte pourtant pour maintenir la magie de Noël même si j’ai fait une croix sur les rues enneigées, les courses de luge et les chocolats chauds qui réchauffent. A vrai dire, je n’aime pas trop cette période à Marseille. J’ai l’impression que tout le monde oublie que c’est bientôt Noël, ou alors que tout le monde s’en fiche. C’est comme si je venais d’atterrir dans une dimension parallèle où Noël n’existe pas. Les rues ne sont pas vraiment décorées, le marché du Vieux-Port est l’arnaque du siècle, les commerçants installent à peine une pauvre guirlande dans leur vitrine, bref, j’ai très envie de passer un coup de fil au maire pour l’aider à se reprendre en main.
 
Et puis, je suis allée me balader au bord de la mer et ça m’a un peu réconciliée avec Marseille. La mer en hiver a quelque chose de fabuleusement apaisant, réconfortant. J’imagine qu’on ne peut pas tout avoir, il faut choisir entre temps idyllique et ambiance noélique. Promesse à moi même : l’année prochaine, partir en week-end dans une ville qui maîtrise la magie de Noël pour avoir ma dose et ne pas menacer de vouloir partir à tout jamais de Marseille sous prétexte qu’il n’y a pas de jolies guirlandes dans les rues. La vidéo n’est donc pas très festive mais je n’ai pas voulu mentir sur l’ambiance générale, et puis, après tout, un hiver à la mer c’est pas si mal que ça !
 

DIMANCHE

dscf5723

Mes dimanches préférés sont ceux passés à Marseille, entre copains, où l’on se rejoint à midi les yeux cernés, fatigués mais ravis de se retrouver. Les dimanches où l’on flâne ensemble dans le calme des rues marseillaises, se racontant les souvenirs parfois flous de la soirée de la veille, à la recherche d’un endroit où déjeuner. Ce dimanche-là était encore mieux que les autres : le temps était merveilleux et le trajet pour rejoindre mes amis si calme et ensoleillé qu’il a suffit à me mettre d’excellente humeur toute la journée, j’aurais aimé ne jamais avoir à arrêter de marcher. J’adore Marseille le dimanche, les terrasses de quartiers sont remplies de gens détendus, souriants, faisant s’éterniser leur déjeuner. Vincent avait proposé de nous inviter au restaurant comme ça, juste parce-qu’on est amis et que ça lui faisait plaisir. Chouette non? Nous nous sommes retrouvés dans un drôle de restaurant Tibétain du quartier du Panier, le « Potala Korner » où j’ai gouté pleins d’aliments pour la première fois, ce qui m’a donné sérieusement envie de voyager, mais avec pour principal but la découverte de nouvelles gastronomies, c’est une une raison suffisante pour partir en voyage, non ? Nous sommes ensuite allés profiter des doux rayons du soleil au Fort St Jean, avant d’aller se réchauffer avec un thé à la menthe rue d’Aubagne. 

Marseille semble faite pour les dimanches. L’agitation quotidienne disparaît mais la ville ne se vide pas, elle prend tout à la légère, heureuse de voir que ses habitants ne la quitte pas le week-end. 

LE FERRY-BOAT

DSCF5211.JPG

Vous avez certainement déjà entendu parler du Ferry-Boat, cette navette maritime traversant le Vieux-Port, de la Mairie jusqu’à la Place aux Huiles. Il a refait apparition à Marseille il y a à peine quelques mois et j’en suis enchantée pour plusieurs raisons. Étonnement pas parce-que j’en aurai une utilité particulière, j’adore contourner le Vieux-Port à pieds et à moins d’être un jour tétraplégique, ce qui serait fâcheux, je n’imagine aucune situation qui me pousserait à l’emprunter. Mais la réapparition du Ferry-Boat me ravit, d’abord parce-que c’est un plongeon immédiat dans les livres de  Pagnol. J’ai récemment relu Marius, qui décrit avec espièglerie la ville de Marseille et la navette maritime y tient un rôle à part entière. C’est un véritable symbole ici, la première traversée date du 3 juin 1880 et j’adore imaginer l’ambiance qui devait alors régner autour du Vieux-Port, quel genre de passagers devaient impatiemment attendre l’arrivée de la navette, comment elle a évolué au fil des années, pourquoi elle reste aussi populaire. Je crois qu’il s’agit avant tout d’une tradition chère aux yeux des marseillais, qui en ont sûrement aussi peu d’utilité que moi (le trajet dure un peu plus de 3 minutes, ce qui paraît un peu LONGUET pour une traversée de 280 mètres). Mais le nombre d’anecdotes, de légendes, de souvenirs tournant autour du Ferry-Boat suffisent amplement à justifier sa présence au Vieux-Port. Et puis, Marcel Pagnol avait raison. Comme dans ses livres, les marseillais prononcent toujours « Ferry-Boâte » et après avoir trouvé ça hilarant quelques mois, j’ai décidé que c’est comme ça que je l’appellerai aussi. Littéralement, le Ferriboateuh.