Un après-midi de Mai

Lorsque je vivais à Marseille, le moment de la journée que je préférais était la fin d’après-midi. Balade dans Noailles, verre entre copains, baignade improvisée ou dîner entre amis, j’attendais 17h avec impatience pour quitter le Boulevard Chave et rejoindre le centre-ville, où une sorte de deuxième journée m’attendait. Je savais bien, en faisant le choix de déménager, que cette effervescence allait me manquer. J’imaginais avec appréhension à quoi allaient ressembler mes fins de journées à la campagne, sans copains, sans terrasses de cafés, sans Méditerranée. J’avais pourtant une envie de calme, de vie plus lente, plus simple, mais plus le départ de Marseille s’approchait, plus le stress d’une décision aussi importante se faisait sentir. En arrivant à Puget, le premier soir, après avoir réalisé que nous n’avions rien à manger , que tout était déjà fermé et que le service de livraison de sushis n’existait pas ici, nous avons ri, nous avons paniqué, puis nous avons ri plus fort. Le grand saut était fait, il allait maintenant falloir s’adapter. Six mois sont passés, et je crois que je peux le déclarer solennellement : la fin d’après-midi est encore plus mon moment de la journée préférée. Balade au bord de la Durance, promenade à vélo, marché paysan, verre entre nouveaux-copains ou jeux de société dans l’herbe, nos activités de début de soirée sont certes différentes que celles que nous avions à Marseille, elles sont surtout éloignées de l’effervescence d’une grande ville et c’est ce qui m’importait le plus. Cette semaine, nous avons pris le vélo tous les soirs pour aller cueillir des cerises, en laisser au passage à des copains vivant pas loin, nous avons grimpé dans des arbres, sauté sur des ballots de foin et fait un milliard de bouquets. Ça paraît simple, mais c’est la vie que j’ai toujours eu envie d’avoir, alors je me suis dit qu’il fallait que je l’immortalise dans une petite vidéo, au cas où dans quelques années j’en devienne lasse ou blasée. Et puis en fin de journée, une lumière MAGNIFIQUEMENT BELLE dévore les paysages du Lubéron, c’est presque trop beau pour être vrai. Nous avons mis deux bonnes heures à rentrer à la maison, incapables de ne pas nous arrêter toutes les minutes pour prendre des photos ou nous extasier devant les contrastes provoqués par le coucher du soleil. Je trépigne en pensant que bientôt, les fins de journées pourront être synonymes de brasse dans l’étang de la Bonde ou de pique-nique tardif ici et là.

Alors voilà, j’espère qu’à la campagne ou ailleurs les fins de journées vous rendent heureux, en mai, et tout le reste de l’année.

Bonne fin de semaine et à super vite, j’ai une vidéo sur le « printemps dans Luberon » qui est prête depuis quelques jours, ça serait sympa que je la poste ici avant d’être au milieu de l’été !

 

Les Genêts en fleurs

DSCF0870

Hello !

Voici quelques photos prises juste à côté de la maison, lors d’une belle matinée ensoleillée. Le mois de mai est vraiment mon préféré : la nature renaît, les oiseaux chantent et je me sens constamment d’humeur joyeuse. Le temps est pourtant hyper capricieux ici, je ne poste évidemment que des photos prises sous un ciel bleu, mais entre les rafales de Mistral et les jours nuageux, j’ai eu du mal à photographier ce qui me faisait envie. Dire que j’avais rangé tous mes pulls dès les premiers rayons de février… 

Quoi qu’il en soit, l’air se réchauffe, les jours se rallongent et je découvre toujours plus de fleurs sauvage pour la première fois. Je connaissais bien les Genêts, il y en a un peu dans le Gard, mais ici, dans le Luberon, c’est une véritable profusion. Chaque chemin, chaque route en est bordée, ils envahissent les paysages et volent presque la vedette aux champs de coquelicots. Je crois que je les aime bien, ils font ressortir le bleu du ciel et forment de jolis bouquets résistants. Le week-end dernier, alors que ma famille venait nous rendre visite à Puget, l’idée de leur montrer la belle maison abandonnée à côté de chez nous s’est imposée. (Par « abandonnée », je veux dire « vide pour l’instant »). Le chemin qui mène à la maison déborde de Genêts et j’ai l’impression d’avoir le privilège d’être la seule à en profiter, puisque les propriétaires ne montrent jamais le bout de leur nez. Je ronchonne à l’idée qu’ils puissent laisser une si belle maison vide aussi longtemps et j’espère en même temps qu’ils ne reviennent jamais, pour pouvoir continuer à y prendre des photos et à me balader dans leur merveilleux jardin.

Profitez bien du soleil, des fleurs et de la douceur de l’air. Et puis, offrez vous un bouquet, vous devez bien le mériter 😉

COUCHER DE SOLEIL A MALLEMORT

DSCF9785.JPG

Dimanche soir, en rentrant d’un week-end familial dans le Gard, nous nous sommes fait accompagner sur la route par un merveilleux soleil flamboyant, commençant sa lente chute derrière les vieilles maisons en pierre. Adrien me répétait depuis longtemps qu’un jour, il faudrait que nous allions admirer le coucher de soleil à Mallemort, un village à côté de chez nous, où un point culminant semblait offrir un superbe panorama. Nous décidons donc de retarder notre retour à la maison pour nous arrêter à Mallemort, juste à temps pour assister au spectacle du soleil fuyant. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce joli village qui est devenu depuis, un membre du très prisé « Luberon-Tour » (à prononcer avec un accent américain bien grassouillet) ou « Planning-spécial-copains-en-visite » dont j’écrirai quelques lignes prochainement, parce-que je trouve ça palpitant d’être en quête de l’itinéraire de visite parfait et surtout, parce-que ça pourrait vous donner des idées de visites si vous n’avez pas la chance d’être ami avec moi. (J’accepte toutefois les candidatures via mail). 

Plus sérieusement, j’ai été particulièrement charmée par ce grand village, situé au pied de la Durance, en plein coeur du Luberon. Il est vrai qu’en cette période, la lumière que nous offre le soleil de 18h/19h rend tout merveilleusement beau et je ne suis jamais sûre d’être totalement objective. Pour ne pas prendre de risque, venez en fin de journée, c’est encore là que le village révélera le mieux sa beauté et surtout à ce moment-là que vous pourrez grimper à la table d’orientation admirer le coucher de soleil ! Je suis tout de même curieuse de découvrir Mallemort en pleine journée, découvrir comment le lieu vit, sa dynamique, ses habitants. J’ai appris qu’un marché s’y tenait tous les matins sur la place du village, voilà une excellente raison d’y retourner ! 

Mais revenons-en à ce fameux coucher de soleil. Heureux de descendre de la voiture pour nous dégourdir les jambes, nous commençons à flâner dans les petites ruelles du village, où des odeurs de diner commencent à sortir par les fenêtres. Des habitants, nonchalamment adossés aux murs de leur maisons, discutent entre voisins, s’arrêtent un instant pour nous observer avec curiosité, puis reprennent leurs discussions animées. C’est vrai que nous ne nous fondons par exactement dans l’ambiance du village, Adrien, blond comme les blés dans un village du sud et moi, mitraillant la moindre façade de mon appareil photo, nous ressemblons à un couple de touristes égarés, veillant toutefois à ne pas perturber l’ambiance paisible du village le dimanche soir. Car l’ambiance était calme, quelque chose de doux flottait dans l’air, j’ai eu l’impression le temps d’un instant, de vivre une chaude soirée d’août, lente et silencieuse. Arrivés à la table d’orientation, nous découvrons émerveillés un panorama grandiose du Luberon, avec vue directe sur la Durance.  C’était la première fois, depuis notre emménagement ici, que je visualisais notre nouveau lieu de vie avec autant de hauteur et je crois bien avoir été un peu émue. C’était donc ça, le Vaucluse, le Luberon, la Durance, la maison. Enthousiasmée par cette découverte, j’imagine déjà les pique-niques du dimanche soir que nous y ferons et je ne peux que vous encourager à en faire autant, vous vous entendrez surement murmurer « on a quand même de la chance d’être ici ».

Bonne semaine et à très vite pour de nouvelles aventures provencales 🙂 

LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravie de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardineries (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier ») et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’ai clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉

La maison abandonnée

La maison abandonnée, qui ne l’est pas vraiment. Du moins, je ne crois pas, ce serait quand même bizarre qu’une aussi belle maison soit complètement délaissée. Pourtant, depuis que nous avons emménagé à Puget, nous passons souvent devant cette bâtisse en pierre et ses vieux volets ne sont jamais ouverts. Je commence donc à développer un imaginaire de maison abandonnée, de territoire à explorer, de trésors à découvrir, qui s’envolera certainement à l’arrivée de l’été, lorsque les propriétaires reviendront habiter les lieux. C’est le cas de beaucoup de maisons ici. Elles attendent l’été pour reprendre vie et je me demande souvent à quoi elles ressembleront alors. 

Cet article, c’est surtout l’occasion de célébrer l’arrivée du printemps et de mettre bout à bout les centaines de vidéos qui remplissent mon appareil photo. Je crois bien que le Luberon m’inspire, je pourrais passer mon temps à tout photographier, à rédiger des articles sur le moindre arbre, la moindre fleur, la moindre vue au ciel dégagé (mais je vous épargnerai ça). En attendant, je profite de l’arrivée prématurée des beaux jours pour tenter de deviner à quoi ressemblera notre nouveau lieu de vie en plein coeur de l’été.

Passez une belle semaine, et rdv ici super vite (cette fois c’est vrai !) pour de nouveaux articles 🙂