Une drôle de journée à Aix-en-Provence

Des aprioris sur Aix-en-Provence, j’en avais tout un stock. Même après y avoir vécu six mois pour mes études, mon avis contrarié sur la ville restait inchangé. D’abord il faut choisir, soit on aime Marseille, soit on aime Aix, mais certainement pas les deux. C’est vrai que l’ambiance n’y est pas tout à fait similaire et j’admets toujours préférer l’agitation marseillaise. Pourtant, ma curiosité (et une météo instable) m’ont poussé à passer une journée entière, seule, dans le centre-ville d’Aix-en-Provence. J’étais un peu perdue, ne sachant pas par où commencer et n’ayant aucun but précis si ce n’est pouvoir maîtriser le centre-ville sur le bout des doigts à la fin de la journée.

Ma balade a débuté, au hasard d’une rue, par l’Hôtel de Caumont, hôtel particulier classé monument historique. Je ne connaissais pas cet endroit et ai été intriguée par une longue queue de touristes s’agitant devant, avant d’y prendre part à mon tour. Le lieu se divise entre l’ancien hôtel particulier, la partie musée, boutique et enfin restaurant, avec une terrasse décorée de plusieurs fontaines. C’est la salle de restaurant qui a d’abord attiré mon attention : je n’avais jamais mis les pieds dans un endroit aussi luxueux, aussi chic. Je me suis d’ailleurs sentie mal à l’aise, avec ma vieille paire de baskets, jusqu’à ce que mon regard croise un buffet rempli de gâteau merveilleusement beaux, et que j’en oublie mes chaussures. Il était aux alentours des 11h, la salle de restaurant était vide de clients et j’ai pu pendant une heure me prendre pour une véritable princesse, admirant les lustres, les miroirs et les belles tapisseries et dévorant la meilleure tarte à la framboise de ma vie. J’ai ensuite jeté un rapide coup d’œil à l’exposition du moment, sur les peintres japonais, mais toute mon attention était dirigée vers l’histoire de ce lieu et sur les décors des « appartements privés ». C’est d’ailleurs dans la chambre de Pauline de Caumont, encore une fois vide de touristes, que j’ai réellement pu sentir la personnalité du lieu.

C’est pleine d’enthousiasme que je quitte l’Hôtel de Caumont (et son exposition que j’ai à peine regardé!) pour rejoindre la place Richelme, aussi appelée la « place du marché », pour la bonne raison qu’un magnifique marché s’y tient tous les matins. J’avais justement vécu sur cette place lors de mes études et garde un souvenir agréable de ces jolis stands provençaux, bien que trop « destinés aux touristes » pour moi. Cette place garde l’avantage d’être magnifique, entourée de platanes imposants elle invite à flâner, à y boire un verre dès que les vendeurs du marchés ont rangé leurs étals.

Je me suis ensuite dirigée vers l’imposante Cathédrale Saint-Sauveur, impressionnante et majestueuse, avant de rejoindre le cours Mirabeau et sa librairie Goulard, où j’ai trouvé une bande dessinée fabuleuse (Le Jardin de Rose par Hervé Duphot) que j’ai lu dans l’herbe du Parc Jourdan. J’ignorais que la ville offrait un espace vert aussi agréable en son centre et ai été ravie d’observer les étudiants réviser ou jouer aux cartes.

C’était une bonne journée, imprévue et étonnante, dont je ne peux que vous recommander l’itinéraire si vous passez par Aix-en-Provence 🙂

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