QUAND MARSEILLE DORT ENCORE

Depuis quelques jours, Marseille accueille l’Euro, une bonne grosse compétition de football qui mobilise les foules. La ville vit à 100 à l’heure et l’arrivée de l’été la transforme en une véritable fourmilière. Même si j’adore ce dynamisme et l’aspect festif que cela engendre, je dois avouer avoir récemment ressentis le besoin de calme, de solitude. Mais comment parvenir à s’isoler de l’immense remue-ménage de la deuxième plus grande ville de France ? 

Avez entendu parler du « Miracle Morning » ? Cette théorie qui soutient que se lever deux heures plus tôt que son horaire habituel le matin nous mettrait toutes les chances en main pour être heureux dans la vie. Ce concept est déjà approuvé par un bon tas de gens, profitant de ces deux heures « supplémentaires » pour enfiler leur tenue de yoga, se préparer un petit-dej quinoa-gingembre-flocons-d’avoine-lait-de-soja-bio sans gluten avant d’aller courir un marathon, en communion avec la nature. Par exemple. Le procédé me laisse septique, mais l’idée de me lever très tôt pour profiter du calme de la ville me trottait dans la tête depuis longtemps. Par très tôt, j’entends 5h du matin max, avant que Marseille ne retrouve son animation habituelle.  C’est justement l’horaire auquel ma coloc Julie devait prendre un train ce matin, nous nous sommes rejoints dans la cuisine à 4h45, avec des cernes de la taille des tranchées de Verdun, avant de nous séparer dans une rue d’Aubagne étrangement vide. Je me suis d’abord rendue sur le Vieux-Port, qui a une toute autre allure aux aurores. Le soleil se levait timidement, les premiers pêcheurs n’étaient pas encore là et seuls quelques passants égarés rendait le lieu vivant. J’ai eu l’impression d’avoir Marseille rien que pour moi en découvrant ce port si populaire désert et silencieux, le calme avant la tempête. Un bus direction la Anse de la Fausse Monnaie, une petite crique abritée du Mistral, passait par là. Je m’y suis installée seule, sous le regard curieux du chauffeur et découvrais quelques minutes après l’un de mes lieux de baignade préférés éclairé par de jolies couleurs matinales. Je pensais y croiser malgré tout quelques sportifs invétérés venus plonger à l’aube, mais j’étais seule. Se retrouver seule lorsque l’on vit à Marseille + en colocation avec 10 personnes, ça n’est pas toujours fastoche, j’ai très vite senti l’importance de profiter de ce moment, d’une baignade dans la Méditerranée,  que j’ai perçue comme un grand luxe, une expérience unique. Et je peux vous dire qu’un plongeon matinal dans la mer réveille plus que n’importe quel café, une autre manière de commencer les journées estivales à Marseille, sans passer par la case yoga-quinoa. Après j’ai rien contre le quinoa. 

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