LA SAINTE-VICTOIRE

Lors de mon arrivée à Aix-en-Provence pour la fin de mes études, j’entendais souvent parler de la montagne Sainte-Victoire, de son histoire avec le peintre Paul Cézanne qui en était fasciné, de sa flore incroyable, des milliers de visiteurs qu’elle a déjà attiré, sans que cela ne développe pourtant un intérêt particulier chez moi. C’était sans compter mon arrivée à Marseille, où je vis en colocation avec un sacré groupe d’aventuriers, débordant d’énergie lorsqu’il s’agit de découvrir Marseille et ses alentours. J’ai passé le week-end dernier avec Jean-Julien et Vincent, me doutant que j’allais être embarquée dans de grandes escapades. Les garçons avaient pour idée d’escalader la Sainte-Victoire jusqu’à son sommet, à environ 1000 mètres d’altitude. Impossible de se dégonfler face à tant d’enthousiasme, nous voilà donc partis tous les trois, sacs à dos sur l’épaule, à la découverte de la fameuse montagne. 

Plusieurs parcours sont proposés, par niveau de difficulté. Mieux vaut suivre attentivement les codes couleur pour ne pas se perdre et ne pas surestimer ses capacités physiques en se lançant dans les parcours difficiles qui nécessitent équipements d’escalade et tout le tralala. Nous avons emprunté le parcours « facile », parce-que j’étais là, menaçant de m’écrouler sur un rocher à chaque seconde (pas de fausse modestie). Un trek des pompiers de France était justement organisé ce jour-là, nous nous sommes donc retrouvés entourés de sportifs olympiques ayant pour mission de gravir la montagne le plus rapidement possible, et je crois que les voir gambader à toute vitesse comme des lapins nous a donné l’énergie nécessaire pour atteindre le sommet. Après 4 heures de marche intense, de coups de soleil, de dérapages incontrôlés et de « rencontres de randonnée » (« alors, ça grimpe hein! ») plutôt absurdes, nous avons fièrement atteint la Croix de Provence, qui aurait été érigée au sommet de la Sainte-Victoire afin d’éloigner la variole de Provence. Et je peux vous dire que n’importe quel pique-nique grignoté face à une vue pareille ressemble à un repas gastronomique. Nous nous sommes allongés dans un coin, à 1000 mètres d’altitude, rafraîchis par un peu de Mistral, et je me suis sentie hyper fière d’être là, entourée de mes deux colocs que je considère secrètement comme deux Indiana Jones des temps modernes. Contre toute attente, la descente n’a pas été plus simple que la montée, les pierres sont particulièrement glissantes et il faut faire preuve de beaucoup de vigilance si l’on veut garder l’usage de ses deux jambes. De retour en bas, nous sommes allés jeter un oeil à la maison Sainte-Victoire, qui se fait un peu POMPEUSEMENT appeler « musée » et qui accueille en ce moment une exposition sur les ânes. De quoi terminer la journée avec un bon gros fou-rire un peu niais et oublier les coups de soleil qui brulent nos épaules.

Je rajoute illico presto la Sainte-Victoire sur ma liste d’activités à proposer aux visiteurs ne connaissant pas la région, c’est un excellent moyen de plonger la tête la première dans un bon condensé des paysages du sud de la France, de découvrir ce qui a largement influencé les oeuvres de Cézanne, une alternative aux visites citadines, une chouette façon de briser la routine marseillaise ! 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s