OKAASAN

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Il y a quelques jours, trois de mes colocataires et moi étions à la recherche tardive (20h30, un vendredi soir, on sait être optimistes) d’une table de libre dans un restaurant en centre-ville pour fêter le début du week-end. Notre QG à Marseille, c’est le populaire Dos Hermanas, à deux pas du Cours Julien, où l’on se sent aussi bien qu’en Espagne. Mais avant de faire une overdose de sangria et de jamón serrano, nous nous sommes décidés à découvrir un nouveau lieu, avec toujours les mêmes critères : bon et pas cher. Nous nous sommes retrouvés Rue des 3  Rois, devant le restaurant japonais Okaasan, en se disant que ça pourrait être marrant, et c’est rien de le dire ! Une réservation de 4 personnes venait justement de s’annuler, ce qu’on a tout de suite considéré comme un signe du destin. Le restaurant est minuscule et plein à craquer, on s’avance lentement en se cognant contre les tables et en se demandant où est-ce que l’on va être installés. Un serveur nous invite à le suivre à l’étage (une toute petite mezzanine), à enlever nos chaussures et à nous installer autour d’une table basse où l’on peine à faire passer nos jambes (à éviter si vous mesurez 1m95). Le fait de voir mes colocs gigoter en chaussettes pour trouver une position confortable m’a immédiatement donné envie de revenir pour revivre cette scène. La décoration de l’espace est particulièrement travaillée et complètement dépaysante. Pas de fourchette à l’horizon, on essaie de se remémorer vaguement comment utiliser des baguettes et c’est pas gagné. On jette un coup d’oeil à la carte, qui est tout simplement illisible. Et c’est là que ça devient drôle, chacun essaie de prononcer les noms de plats japonais avec un accent non répertorié, de faire des pronostics sur le contenu des menus tout en se donnant des coups de pieds sous la table pour essayer de gagner de l’espace. J’imagine que ce n’est pas le genre de soirée qui plaira à toute le monde, mais nous on aime plutôt bien l’ambiance colonie de vacance. Le serveur remonte vers nous, enlève ses chaussures pour la 368ème fois de la soirée, nous observe en souriant, nous raconte 2/3 anecdotes japonaises et prend notre commande. Des jeux japonais hilarants étaient disposés sur les tables pour nous faire patienter, ce qui a fonctionné à merveille puisque nous n’avons pas vu le temps passer, trop concentrés à réussir un strike avec le bowling de poche en plastique fluorescent. Nos plats respectifs étaient délicieux, divisés en plusieurs assiettes servies au fur et à mesure par le pauvre serveur, condamné à une série d’allers-retours particulièrement sportive. Nous avons ainsi pu papoter avec lui tout au long du repas et avons beaucoup appris sur la gastronomie japonaise. Pour finir la soirée, il nous conseille un saké de riz japonais, servi dans une jolie petite bouteille, qui fait pleurer les yeux mais donne envie de rire encore plus. Nous nous rendons compte à la fin de notre repas qu’il est déjà très tard et que la salle d’en bas est presque vide.Être isolés sur cette petite mezzanine japonaise a rendu notre soirée aussi intime que joyeuse et dépaysante. Je réalise avec un peu de honte que j’ai toujours résumé la cuisine japonaise aux sushis, hors ici, pas de sushis à l’horizon, mais bien une cuisine japonaise traditionnelle.  Je rêve déjà d’y retourner ! 

Pour passer une soirée qui s’annonce bien marrante, rdv au 9 rue des Trois Rois, à Marseille. Mieux vaut réserver au 06 65 75 56 22 pour avoir accès au VIP ROOM (la petite mezzanine avec le bowling de poche sur les tables).

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