BALADE AUX CALANQUES

Nous accueillons pour quelques mois Arianne, la copine Bolivienne de mon coloc Tanguy. C’est la première fois qu’elle voyage en Europe et Tanguy a décidé de lui faire une sacrée visite guidée de notre région. Nous avons donc entamé tous les trois une expédition-calanques, celles de Callelongue, Sormiou et Morgiou. Le ciel était incroyablement bleu et malgré la marche de sportifs olympiques que nous avait réservé Tanguy, l’après-midi fût exaltante. Nous parlions uniquement en espagnol car Arianne ne maîtrise pas encore le français, et cela, ajouté aux décors paradisiaques dans lesquels nous nous trouvions, m’a donné l’impression d’être en vacances. Au fil de notre marche, j’ai réalisé que Marseille recèle de merveilleux endroits où il est possible de se retrouver seul, en pleine nature. Je me demande si les vrais marseillais connaissent entièrement leur ville. Je veux dire, tous ces immenses coins de nature qui s’étendent à perte de vue, isolés de centre-ville. Quand je suis arrivée ici, mon objectif était de pouvoir dire fièrement que je connaissais « Marseille comme ma poche ». Plus le temps passe, plus je réalise que je peux faire une croix sur cette idée et plus j’en suis ravie. Ici, on peut se sentir dépaysé en un claquement de doigts, on est joyeusement condamnés à être des touristes de notre propre ville pour un bon bout de temps. Pour en revenir aux calanques, je dois avouer qu’une fois de plus, je me suis surprise à rêver aux beaux jours, aux rochers d’où je pourrai plonger, au temps qu’il me faudrait pour rejoindre la plage depuis le centre-ville et à beaucoup d’autres futilités qui mettent du baume au coeur lors d’une journée pluvieuse comme celle d’aujourd’hui. Tanguy commence dans quelques mois un boulot de guide touristique en Bolivie et je sais qu’il réussira merveilleusement bien ce nouveau challenge. Tout au long de notre balade (quand on pense que j’ai eu le générique de Koh-Lanta dans la tête tout au long de l’après-midi, le terme balade n’est peut-être pas très approprié, disons plutôt « expédition »), Tanguy a eu tours à tours le rôle d’un historien, d’un géographe et même d’un biologiste en nous expliquant avec beaucoup de précision l’origine et l’utilité des plantes nous entourant. C’est un vrai plaisir de l’écouter parler de Marseille avec autant de passion. Vivre en colocation c’est avoir la chance de s’épanouir dans une dynamique enrichissante, de découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux savoirs que l’on partage volontiers les uns avec les autres. Je me sens chanceuse de vivre dans un tel environnement et espère pouvoir faire découvrir les calanques à d’autres personnes, avec le même enthousiasme que Tanguy. Nous nous sommes arrêtés vers la plage du Prado pour grignoter un sandwich (qui rentre d’ailleurs dans le top 5 des meilleurs sandwichs de ma vie) (à moins que ce ne soit parce que j’étais littéralement morte de faim) et nous sommes installés par hasard face à un terrain de pétanque, dos à la mer. J’expliquais justement à Arianne et Tanguy que j’avais peur que mes vidéos ne tournent qu’autour des clichés marseillais, qu’elles manquent d’intérêt. Mais je suis forcée de constater qu’à Marseille, beaucoup de clichés (et je parle des positifs) se vérifient jours après jours. Cette partie de pétanque à laquelle j’ai pu me joindre un instant le confirme. J’observe ce phénomène avec beaucoup d’amusement et ne peux donc y échapper dans mes vidéos. Merci à Arianne et Tanguy pour cette chouette journée, on refait la même en Bolivie ?

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