Aux Carrières de Lumières

 

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A la base, j’avais envie de rédiger un article « 5 things », sur 5 choses que j’ai aimé récemment. L’exposition Van Gogh aux Carrières des Lumières devait en faire partie, mais voilà qu’en commençant à en parler, je n’arrive plus à m’arrêter d’écrire. Peut-être que finalement, cette exposition mérite un article dédié ? L’article « 5 things » devrait suivre prochainement 😉 Bonne lecture !

Il y a quelques semaines, j’ai découvert l’exposition « Van Gogh, la nuit étoilée » aux Carrières de Lumières des Baux de Provence. Les Carrières de Lumières, c’est l’assurance d’un spectacle grandiose à chaque fois. Les spectacles visuels qui s’y déroulent projettent les oeuvres de grands artistes (Picasso, Bosch, Chagall, Klimt…) dans une ancienne carrière de pierre, un décor aussi brut qu’impressionnant. Je m’y rends une fois par an, au début de chaque nouvelle exposition et en ressors toujours frissonnante (parce-qu’il fait froid à l’intérieur, certes) mais surtout bluffée par tant de génie. Projeter des oeuvres d’art dans un tel lieu, en voilà une super-idée-géniale. J’attendais l’exposition sur Van Gogh avec impatience. D’abord parce-que j’adore ces oeuvres et surtout, parce-qu’il a vécu plusieurs années juste à côté des Carrières, à Saint-Rémy de Provence, où il était interné à l’hospice Saint-Paul de Mausole (qui peut se visiter !). Les paysages provençaux ont largement inspiré son oeuvre et cette projection constitue une sorte d’hommage, de remerciement à l’artiste d’avoir magnifié nos paysages du sud. C’est assez émouvant. L’exposition débute par la projection « Japon rêvé, image d’un monde flottant », qui est une MERVEILLE de poésie et un réel voyage immersif dans l’art japonais. J’ai été séduite par tant de douceur et ai même été frustée que la projection ne dure pas plus longtemps.  J’assouvie depuis ce manque par le visionnage de films d’animation japonais à la maison, c’est mon nouveau sujet favori je pourrai en parler des heures ! Mais on s’éloigne peut-être un peu trop de la ligne éditoriale de ce blog… Tout ça pour dire que si vous souhaitez assister à l’exposition sur Van Gogh, ne ratez surtout pas l’introduction sur le Japon !

Venons en au sujet même de cet article, la projection « Van Gogh, la nuit étoilée ». Il me semble que c’est une bonne représentation de l’oeuvre de l’artiste. On assiste aux variations des périodes artistiques du peintre, aux variations de ses humeurs, de sa vie. On comprend les phases tourmentées qu’il a du traverser, et celles plus apaisées. On retrouve ses oeuvres emblématiques (Les Tournesols, Les Iris, La Terrasse de Café à Arles, sa Chambre à Coucher…) et on en découvre des plus discrètes, comme une série de portraits, réalisés dans les années 1880, que je ne connaissais pas. On a l’impression que l’artiste revit en voyant ses peintures s’animer le long des grands murs de pierres. La musique joue un rôle très important dans ce spectacle et je dois évoquer le seul bémol, pour moi, de cette exposition : LA BANDE SONORE. En réalité, les musiques sont plutôt appropriées durant la majeure partie du spectacle; elles instaurent une ambiance presque mystique autour de l’article. HORMIS la deuxième chanson, au début du spectacle, que j’ai clairement vécu comme une agression auditive. Je n’ai pas vraiment saisi le lien entre cette chanson pop-anglaise type ‘Adèle’ et Van Gogh. Peut-être des paroles que je n’aurai pas saisi ? Quoi qu’il en soit, cette chanson a clairement fait retomber la magie du début du spectacle, et m’a laissée fâchée jusqu’à la fin. Dîtes moi ce que vous en pensez si vous avez l’occasion d’y assister, je serai vraiment curieuse d’avoir d’autres avis !

Après la projection, je ne peux que vous conseiller une visite à l’Hospice Saint-Paul de St-Rémy, où vous pourrez vous balader dans l’allée fleurie, le cloître et le champ de lavande, mais aussi découvrir le lieux de vie de Van Gogh, sa chambre, son chevalet, son lit… C’est une visite aussi apaisante qu’instructive dont je ne me lasse pas. 

Bonne journée à tous 🙂

 

 

MA VIE A ANSOUIS

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Cette fois-ci je me rends bien compte que j’exagère. J’ai déjà dû le mentionner ici, lorsque je découvre et aime un endroit, mon coeur palpite et j’ai immédiatement envie d’y faire ma vie. Mes parents pourraient me citer une liste interminable de lieux où j’ai voulu que l’on emménage et encore aujourd’hui, mon copain pourrait confirmer cet enthousiasme maladif. Ça peut être bien l’enthousiasme, mais parfois, c’est trop. Je suis heureuse comme un poisson dans l’eau à Puget et la vie est merveilleusement belle dans notre nouvelle maison. MAIS ELLE POURRAIT ETRE ENCORE PLUS BELLE A ANSOUIS.

Ansouis, c’est un petit village magnifiquement beau. Des vieilles maisons en pierre bien conservées, un joli clocher. Des petites ruelles qui nous perdent, beaucoup de fleurs sur les rebords des fenêtres, des chats qui font leur sieste au soleil sans prêter attention à vous. Il y règne un calme et une sérénité d’un autre temps, c’est presque troublant. Et puis, pour ajouter de la vie à ce charmant décor, il y a le Café des Sports, dont la terrasse animée invite à flâner et à prendre part aux conversations. C’est un village lumineux, chaleureux. On se dit, en s’y baladant, que ses habitants doivent être heureux. Ils décorent leur portes d’entrée, le devant de leur maisons, laissent trainer pots-de-fleurs, arrosoirs, chats et chiens, sans craindre qu’ils ne disparaissent. On a envie de rencontrer ces gens, de complimenter leur jolies maisons, de leur demander à quoi ressemble leur vie ici. Il y a aussi un vieux château et une église dont l’extérieur surprenant par sa forme, laisse découvrir un intérieur authentique, merveilleux. Et puis Ansouis, c’est entouré de champs de coquelicots, d’oliviers et de vignes. L’école communale que l’on aperçoit au loin semble paisible et joyeuse au milieu de tous ces champs. Je crois avoir eu envie d’avoir huit ans de nouveau.

Nous nous y sommes baladés un matin de printemps ensoleillé. Après avoir découvert les lieux, nous nous sommes installés au Café des Sports, pour y prendre notre petit-déjeuner. Deux hommes commentaient les dernières actualités du journal quotidien et nous invitèrent dans leur conversation un bon moment. Ils s’arrêtaient parfois pour saluer des connaissances et j’ai eu l’impression qu’à Ansouis, tout le monde se connaissait. J’ai eu envie d’être amie avec ces gens moi aussi et de pouvoir les saluer joyeusement tous les matins. Nous sommes restés jusqu’à l’heure du déjeuner, pour s’aventurer ensuite vers l’Etang de la Bonde, à quelques minutes de là. Une raison de plus d’aimer Ansouis, sa proximité avec l’Etang promet de merveilleux étés !

Je ne peux que vous conseiller une visite à Ansouis, si vous êtes de passage dans le Luberon. Si vous venez un week-end, vous pourrez peut-être enchaîner le marché d’Apt du samedi matin (avec un petit-déjeuner au salon de thé Les Colibris !) – ou bien quelques huîtres à déguster au bord de la fontaine du centre-ville pour les plus courageux, puis un passage à Ansouis pour y flâner dans les rues et enfin un plongeon dans l’Etang de la Bonde, un peu plus loin. Pour terminer cette journée en beauté, allez admirer le coucher de soleil à la table d’orientation du village de Mallemort et je peux vous promettre que cette journée sera dans le top 3 des meilleures journées de votre vie 🙂

Bon week-end ! Le mien sera Marseillais !

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COUCHER DE SOLEIL A MALLEMORT

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Dimanche soir, en rentrant d’un week-end familial dans le Gard, nous nous sommes fait accompagner sur la route par un merveilleux soleil flamboyant, commençant sa lente chute derrière les vieilles maisons en pierre. Adrien me répétait depuis longtemps qu’un jour, il faudrait que nous allions admirer le coucher de soleil à Mallemort, un village à côté de chez nous, où un point culminant semblait offrir un superbe panorama. Nous décidons donc de retarder notre retour à la maison pour nous arrêter à Mallemort, juste à temps pour assister au spectacle du soleil fuyant. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce joli village qui est devenu depuis, un membre du très prisé « Luberon-Tour » (à prononcer avec un accent américain bien grassouillet) ou « Planning-spécial-copains-en-visite » dont j’écrirai quelques lignes prochainement, parce-que je trouve ça palpitant d’être en quête de l’itinéraire de visite parfait et surtout, parce-que ça pourrait vous donner des idées de visites si vous n’avez pas la chance d’être ami avec moi. (J’accepte toutefois les candidatures via mail). 

Plus sérieusement, j’ai été particulièrement charmée par ce grand village, situé au pied de la Durance, en plein coeur du Luberon. Il est vrai qu’en cette période, la lumière que nous offre le soleil de 18h/19h rend tout merveilleusement beau et je ne suis jamais sûre d’être totalement objective. Pour ne pas prendre de risque, venez en fin de journée, c’est encore là que le village révélera le mieux sa beauté et surtout à ce moment-là que vous pourrez grimper à la table d’orientation admirer le coucher de soleil ! Je suis tout de même curieuse de découvrir Mallemort en pleine journée, découvrir comment le lieu vit, sa dynamique, ses habitants. J’ai appris qu’un marché s’y tenait tous les matins sur la place du village, voilà une excellente raison d’y retourner ! 

Mais revenons-en à ce fameux coucher de soleil. Heureux de descendre de la voiture pour nous dégourdir les jambes, nous commençons à flâner dans les petites ruelles du village, où des odeurs de diner commencent à sortir par les fenêtres. Des habitants, nonchalamment adossés aux murs de leur maisons, discutent entre voisins, s’arrêtent un instant pour nous observer avec curiosité, puis reprennent leurs discussions animées. C’est vrai que nous ne nous fondons par exactement dans l’ambiance du village, Adrien, blond comme les blés dans un village du sud et moi, mitraillant la moindre façade de mon appareil photo, nous ressemblons à un couple de touristes égarés, veillant toutefois à ne pas perturber l’ambiance paisible du village le dimanche soir. Car l’ambiance était calme, quelque chose de doux flottait dans l’air, j’ai eu l’impression le temps d’un instant, de vivre une chaude soirée d’août, lente et silencieuse. Arrivés à la table d’orientation, nous découvrons émerveillés un panorama grandiose du Luberon, avec vue directe sur la Durance.  C’était la première fois, depuis notre emménagement ici, que je visualisais notre nouveau lieu de vie avec autant de hauteur et je crois bien avoir été un peu émue. C’était donc ça, le Vaucluse, le Luberon, la Durance, la maison. Enthousiasmée par cette découverte, j’imagine déjà les pique-niques du dimanche soir que nous y ferons et je ne peux que vous encourager à en faire autant, vous vous entendrez surement murmurer « on a quand même de la chance d’être ici ».

Bonne semaine et à très vite pour de nouvelles aventures provencales 🙂 

Balade à Lauris

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Lauris, c’est le village collé à Puget, là où nous étions censés emmenager il y a quelques mois. Et puis, tout ne s’est pas passé comme prévu. L’appartement que nous voulions n’était plus disponible, alors qu’une jolie petite maison nous tendait les bras à Puget.  Pourtant, je reste vraiment sous le charme de ce village, où nous passons tout de même beaucoup de temps, puisqu’Adrien y travaille. Je me rappelle encore la première fois où j’y ai mis les pieds, lors d’une chaude soirée de juillet, en plein pendant la fête du village. Les petites rues étaient pleines, débordant d’habitants et de touristes, ravis de fêter on ne sait pas trop quoi ensemble. Il y avait un orchestre, des gens qui dansaient sur la place de la mairie et deux ou trois camions-pizzas devant lesquels une longue file d’attente commençait à se former. La terrasse du bistrot était pleine à craquer et une ambiance aussi décontractée qu’euphorique flottait dans l’air. Je me suis tout de suite sentie chez moi, habituée aux ambiances festives des petits villages l’été. Et puis, le lendemain, nous nous sommes baladés, au château, dans les rues, j’ai dévalisé la petite brocante près du bistrot, nous avons fait une sieste sur le banc près de la mairie, papoté avec quelques habitants aussi curieux que nous, bref, nous n’étions pas pressés de retrouver l’ambiance survoltée de Marseille. Je me rappelle avoir pensé très fort « un jour, on vivra dans un endroit comme ça ! » et aujourd’hui, c’est (presque) le cas.

Après plus de 6 mois de vie ici, je ne me lasse toujours pas de photographier gaiement le village, qui en plus de ses belles maisons aux vieilles pierres, a un charme bien particulier qu’il est difficile de décrire. Dans le vieux village, c’est comme si le temps c’était arrêté. On peut n’y croiser personne pendant plusieurs minutes, commencer à croire que Lauris fait partie de ces villages typiques, délaissés par leurs habitants, et puis tout d’un coup voir surgir en trombe une ribambelle d’enfants à vélo, contredisant toutes nos théories de village délaissé. Les rues sont bel et bien calmes, pourtant les petits restaurants sont pleins, la vie déborde par endroit, dans un décor de vieux village provençal. Et puis, un peu comme Aix-en-Provence et Marseille, Lauris subit la concurrence du village de Lourmarin, pas très loin. Je pourrais déjà écrire des pages sur la question, mais pour faire court, si vous rechercher une ambiance authentique, un village populaire et vivant, privilégiez Lauris. Lourmarin, ça en met plein la vue, mais vous devrez vendre un rein pour boire un café dans le centre du village et les gens autour de vous vous donneront l’impression d’être à la fashion week de New-York. C’est pas des blagues, faîtes simple, allez à Lauris. 

Sur ce, je vous souhaite une belle journée et vous retrouve bientôt ici, pour un nouvel article croustillant ! (Je n’ai aucune idée de ce que sera le prochain article, mais on va parier sur le fait qu’il sera croustillant). 

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LE LUBERON EN FLEURS

Cet article vient un peu concurencer une vidéo sur le printemps que j’ai envie de filmer dans quelque jours, mais je me dis qu’après tout, on ne peut jamais assez parler de son sujet préféré ! Le printemps est donc arrivé en avance dans le Luberon cette année, et bien que ce phénomène soit, avouons le, inquiétant, je ne peux m’empêcher de me réjouir de l’arrivée des bourgeons, des papillons et des jolies couleurs. Je suis ravie de découvrir notre nouvel environnement sous un jour nouveau, après un long hiver, c’est comme si je redécouvrais le coin. Je vais certainement dire ça à chaque saison, mais le printemps me semble être la saison la plus favorable à la découverte du Luberon. Les paysages se dotent de belles couleurs vives, des odeurs florales emplissent les routes et les nuées de touristes qui semblent être là chaque été n’envahissent pas encore les rues. Dans les villages, les terrasses recommencent à se remplir timidement et j’imagine avec excitation les longues journées que l’été nous offrira bientôt. En attendant, je me balade avec plaisir dans les rayons de pépinières et jardineries (ma préférée est à Cheval Blanc et s’appelle « Maison Escoffier ») et dévalise les stocks de plantes pour en remplir ma terrasse. La vidéo que vous avez peut-être regardé juste avant en est une illustration, je me demande d’ailleurs tous les jours comment être autant passionnée par les plantes et en même temps avoir SI PEU la main verte. A Marseille, je participais tous les ans au concours « Marseille en fleurs » mais n’ai clairement jamais eu l’étoffe d’une candidate sérieuse. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? J’espère un peu changer la donne cette année et suis les conseils de ma Guru des plantes (aka ma grand-mère) à la lettre. Quoi qu’il en soit, les paysages du Luberon débordent actuellement d’amandiers en fleurs, de romarin ET BIENTOT DE COQUELICOTS, si vous aimez autant les fleurs que moi, vous ne devriez pas rater ça 😉