Courge + cumin forever

DSCF7258

Puisque la météo ne me permet pas d’aller sautiller dans les champs comme je l’aimerai, je me rabats avec plaisir dans mes livres de recette préférés, possédant tous des touches méditerranéennes. A ce sujet, j’envisage l’écriture d’un article sur le régime méditerranéen (ou diète méditerranéenne), sujet que je trouve aussi passionnant qu’appétissant. J’attends de recevoir plusieurs livres que j’ai commandé et qui traitent la question, pour pouvoir enrichir mon propos. Et puis, je retrouve dans quelques jours ma grand-mère, experte de la thématique, à qui je pourrai poser tout un tas de questions croustillantes.

La recette d’aujourd’hui est inratable et parfaitement adaptée au temps maussade que nous vivons depuis quelques jours. Il s’agit d’une tarte à la courge, au persil et au cumin. Les couleurs de ce plat et l’odeur qui se dégage du four lors de la cuisson suffisent à oublier la grisaille ambiante. Et l’association courge / cumin… en fait, je crois que le cumin est ma révélation de l’année, cette épice se marie avec tout et sublime n’importe quel plat. J’en saupoudre à peu près toutes mes préparations et j’en viens à trouver les plats qui n’en contiennent pas fades, presque dénués d’interêt… 

Pour la recette hyper simple d’aujourd’hui, il suffira : 

  • D’une pâte à tarte feuilletée 
  • D’une courge de la variété de votre choix
  • De cumin
  • De parmesan
  • D’un peu de persil frais

Faîtes cuire à la vapeur (ou bien dans de l’eau bouillante) la courge en morceau, après en avoir retiré la peau. Préparez votre pâte, ou si elle est déjà faîte, disposez la dans un plat à tarte. Profitez en pour préchauffer votre four à 200°.

Une fois cuite, égouttez la courge, replacez là dans la casserole ayant servie à sa cuisson et ajoutez deux à trois cuillères à soupe de cumin. Salez, poivrez, ajoutez généreusement des copeaux de parmesan et un bon filet d’huile d’olive. Mélangez le tout et disposez le sur votre pâte. Disposez quelques feuilles de persil sur le dessus et enfournez pour 30/35 minutes. Bon appétit 🙂

DSCF7253

Dorade marinée au four

DSCF7185

Lâchez tout ce que vous êtes en train de faire et courez au plus vite chez le poissonnier le plus proche. Cette recette vaut le détour, elle est testée et largement approuvée. C’est la deuxième fois que je la réalise en l’espace de quelques jours, je crois bien que ma liste de plats préférés est en train de s’actualiser… 

J’ai été émerveillée par les saveurs se dégageant de ce plat, pourtant très simple à réaliser. Il suffit de se procurer une belle dorade fraîche, le reste est probablement déjà dans vos placards. L’idée est ici de réaliser une marinade pour sublimer la finesse du poisson, sans l’occulter. C’est un plat très délicat, qui me donne l’impression d’être une chef étoilée à chaque fois que je le réalise.

Pour deux personnes, vous aurez donc besoin de : 

  • Une belle dorade
  • Un oignon
  • En automne/hiver, le mieux est d’accompagner ce plat avec quelques pommes de terre. J’ai déjà hâte de voir arriver l’été pour tester la recette avec des tomates, des aubergines ou des poivrons !

Pour la marinade, vous aurez besoin de : 

  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • Le jus d’un citron
  • Du persil et du thym
  • Du paprika
  • Un peu de piment
  • Du gingembre
  • Une petite cuillère de sauce soja (j’utilise de la sucrée)
  • Du sel et du poivre

Commencez par écailler, vider et laver la dorade. Réalisez ensuite la marinade en mélangeant tous les ingrédients ensemble. Tranchez légèrement la surface de la dorade avec un couteau de manière à ce que la marinade puisse pénetrer la chair. Versez le mélange sur la dorade, dans un plat allant au four et laissez reposer une trentaine de minute. 

Préchauffez le four à 220°

Faîtes cuire les pommes de terre une dizaine de minutes dans de l’eau bouillante, pour faciliter ensuite leur cuisson au four. Pour cette recette, j’utilise des petites pommes de terre qui se marient mieux avec le plat.

Disposez les pommes de terre et l’oignon tranché autour de la dorade et venez y verser un filet d’huile d’olive. Ajoutez un fond d’eau à la marinade (pour éviter qu’elle ne carbonise !) et laissez cuire le tout une trentaine de minutes (restez vigilant sur la cuisson qui est tout de même rapide).

Décorez avec quelques feuilles de persil et c’est prêt 🙂

 

Une journée à Saint-Rémy de Provence

DSCF7066

Il y a quelques jours, mon frère et moi décidions de nous rejoindre à Saint-Rémy (à mi-chemin entre nos deux logements) pour y passer la journée. Etonnée d’apprendre que Théo ne connaissait que très peu la ville, je me suis rapidement transformée en guide touristique pour lui faire explorer l’endroit. Saint-Rémy est une ville très prisée par les touristes l’été : son charme provencal d’antan est conservé et mis en valeur, ses ruelles pittoresques invitent à flâner, un peu comme dans un musée, qui déborderait de vie. 

Du moins, pas ce jour-là. La ville était étrangement calme, les boutiques semblaient hésiter à ouvrir, seuls quelques restaurants proposaient un service, et aucun touriste n’arpentait les rues. Nous étions là, tous les deux, à marcher lentement dans les jolies rues en bavardant, nous arrêtant pour épier les vitrines, riant fort puis moins fort, de peur de briser le silence ambiant. J’ai pensé en rentrant chez moi le soir, que malgré la simplicité apparente de cette journée, j’avais l’impression d’avoir vécu quelque chose de merveilleux, comme un avant-goût de vacances, une escapade « noéllique » avec mon petit frère. 

Saint-Rémy, ce n’est donc pas réservé à la période estivale ! A l’approche des fêtes, la ville se pare de décorations ne venant qu’embellir le charme du centre-ville. Et surtout, s’y balader sans disparaître dans une nuée de touristes est un véritable luxe pour un endroit si prisé !

Les vols-au-vent à la brandade

DSCF6955

Avant de monter faire une partie de mes études à Angers, j’ignorais que la brandade était un met si peu connu. Etant née à Nîmes et y ayant vécu la plus grande partie de ma vie, j’ai toujours adoré ça en pizza, en purée, en gratin, en vols-au-vent ou dégustée à la petite cuillère. C’est un plat débordant de saveurs qui joue souvent le rôle de « confort food » quand je ne sais pas quoi cuisiner le soir.

Le vol-au-vent est certainement ma manière préférée de savourer la brandade, voici une recette toute simple et inratable, qui ne vous prendra que quelques minutes 🙂

Pour 4 personnes :

  • 1 pot de brandade de Nîmes (ou brandade de morue)
  • 8 vols-au-vent
  • 3 pommes-de-terre
  • Le fromage râpé que vous souhaitez

Faîtes bouillir les pommes-de-terre pelées, puis les couper en morceaux. Remplir à moitié les vols-au-vent de brandade, y ajouter quelques morceaux de pommes-de-terre, puis rajouter une légère couche de brandade sur le dessus. Saupoudrez de fromage râpé et faîtes chauffer au four, à 180° pendant une dizaine de minutes.  Ajoutez un peu de ciboulette hachée ou de paprika pour la couleur, c’est prêt !

 

 

Le syndrome de Stendhal

DSCF6779

Le week-end dernier, Adrien et moi décidons de ne pas perdre une miette des rayons de soleil, qui, selon la météo, devaient repointer le bout de leurs nez après plusieurs semaines de pluie et de grisaille. 

Nous enfourchons donc nos vélos colorés, bien décidés à continuer l’exploration de notre nouvelle région. Le programme était simple : suivre la vélo-route allant de Cavaillon à Apt, en s’arrêtant dès qu’un joli petit village attirait notre attention. Ce fut le cas tout au long du chemin, avec un énorme coup de coeur pour le village de Ménerbes et ses vieilles maisons en pierres. Nous y rencontrons une grand-mère, amusée par l’enthousiasme que nous offrons à son village, qui nous raconte quelques pages de sa vie et nous conseille des coins qui selon elle, valent le coup d’oeil. Suivant ses conseils à la lettre, nous filons ensuite au village d’Oppède-le-Vieux, qui malgré son nom peu glamour est particulièrement séduisant. Encore une fois, des vieilles (très vieilles !) maisons en pierre, un joli clocher, de jolies terrasses… Je crois qu’il n’en faut pas plus pour me faire frétiller de joie. Je racontais d’ailleurs à Adrien à quel point j’étais persuadée d’être atteinte du syndrome de Stendhal, « cette affection plutôt rare frappe généralement certains touristes en contemplation devant la beauté d’une oeuvre d’art. Celle-ci les émeut tellement qu’ils en perdraient toute contenance, auraient le coeur qui palpite, se sentant défaillir, pas loin de s’évanouir ». 

Je n’ai jamais ressenti ça devant une oeuvre d’art, mais mettez moi devant le vieux clocher d’un village provencal, éclairé par la lumière chaude d’une fin d’après-midi et je frôle la crise cardiaque.

Ce fut donc une merveilleuse journée, une de celles qui donnent envie de passer de longues vacances dans sa propre région. J’imagine déjà les vacances estivales ici, chaudes et lentes, rythmées par le chant des cigales et par les petits marchés locaux. D’ici là, je compte bien profiter de la beauté qui nous entoure, munie de mon fidèle appareil photo, tout en tentant de calmer mes pulsations cardiaques devant tant de merveilles 😉

DSCF6713.JPG

Le lever du soleil à la maison, l’excitation commence dès l’ouverture des volets le matin !

DSCF6728Un joli champs de pommes au bord du chemin 

DSCF6752

Une école municipale dont la cour de récréation vous donne envie d’avoir 8 ans et de faire de la corde à sauter toute la journée.

DSCF6773

Les belles couleurs…

DSCF6768

Les SUPER MAXI BELLES COULEURS

DSCF6810

Une petite église à l’entrée de Ménerbes , la dame que nous avons rencontré nous expliquait que les gens se battaient pour célébrer leurs mariage ici, c’est si joli ! 

DSCF6837

DSCF6763

Encore plus de palpitations que devant un vieux clocher provencal 🙂

DSCF6819

La lenteur du vélo rend la conversation facile, les gens nous abordent souvent pour nous demander où nous mène notre balade 🙂

DSCF6831

Bonne semaine !